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Helenio Herrera

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Helenio Herrera

En couverture d'un magazine argentin en 1964.
Biographie
Nom Helenio Herrera Gavilàn
Nationalité
Argentin
Français
Naissance
Lieu Buenos Aires (Argentine)
Décès (à 87 ans)
Lieu Venise (Italie)
Période pro. 19311945
Poste Défenseur
Parcours junior
Années Club
-
Roches Noires
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1931-1932
RC Casablanca
-
1932-1933
CASG Paris
-
1933-1935
Stade Français
-
1935-1937
FCO Charleville
-
1937-1939
Excelsior Roubaix
-
1940-1942
Red Star 93
-
1942-1943
Stade Français
-
1943-1944
Paris-Capitale
-
1944-1945
Puteaux
-
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1944-1945
Puteaux
1945-1948
Stade Français
1948-1949
Real Valladolid
1949-1952
Atlético Madrid
1952
Málaga CF
1953
La Corogne
1953-1956
Séville FC
1956-1958
Os Belenenses
1958-1960
FC Barcelone
1960-1968
Inter Milan
1966-1967
Italie
(adj.)
1968-1973
AS Roma
1973-1974
Inter Milan
1978-1979
Rimini Calcio
1979-1981
FC Barcelone
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
tombe de H. Herrera à Venise
tombe de H. Herrera à Venise

Helenio Herrera Gavilàn (né le à Buenos Aires ; mort le à Venise) est un joueur de football argentin naturalisé français, devenu un des entraîneurs les plus marquants du XXe siècle[1].

Il connaît son heure de gloire comme entraîneur de l'Inter Milan entre 1960 et 1968, avec lequel il remporte deux fois la Coupe d'Europe des clubs champions et la Coupe intercontinentale, ainsi que trois championnats d'Italie.

Biographie

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De parents originaires d'Andalousie en Espagne, Helenio Herrera migre avec sa famille d'Argentine vers le Maroc et précisément à la ville de Casablanca durant sa jeunesse et obtient, dans la foulée, la nationalité française. Il rejoint la Métropole alors qu'il n'a que 16 ans. Défenseur sérieux, il assimile parfaitement les tactiques défensives d'avant-guerre basées sur le verrou suisse. Le FCO Charleville pratique cette tactique à la perfection et le modeste club des Ardennes dispute la finale de la Coupe de France 1936. Herrera et son ami Darui perdent ce match face aux stars du RC Paris, mais ce n'est que partie remise. H.H. et Julien Darui passent au Red Star pendant la guerre et glanent à cette occasion une victoire en finale de Coupe de France (1942).

Lors de sa carrière de joueur, il est convoqué à deux reprises en équipe de France mais restera à chaque fois sur le banc de touche[2].

Si la carrière de joueur d'Herrera est exclusivement française et assez modeste en termes de palmarès, sa carrière d'entraîneur l'appelle dans quatre pays pour entamer une collection de trophées assez incroyable. C'est au Stade Français qu'il inaugure sa seconde carrière en manquant de peu (demi-finaliste de la Coupe de France) le résultat d'éclat qu'attendait le président du club pour passer à la vitesse supérieure. Lassé après trois saisons encourageantes mais sans titre, le président du Stade français jette l'éponge et disperse l'équipe aux quatre vents.

Herrera atterrit en Espagne, à Valladolid. Il ne reviendra jamais en France, mais passera trente-trois ans à entraîner des clubs et des sélections en Espagne, au Portugal et en Italie. Il atteindra les sommets dans les années 60 en mettant au point avec l'Inter de Milan un système de jeu basé sur une vraie rigueur défensive. On a surnommé ce système le "Catenaccio", le verrou en Italien. Cette façon de jouer tranchait avec le football de l'époque, où les meilleures équipes étaient celles qui misaient tout sur l'offensive, avec talent, dans le style du grand Real Madrid.

Son séjour à l'Inter Milan de 1960 à 1968 lui permit de gagner deux Coupes des clubs champions, 2 Coupes intercontinentales et 3 championnats d'Italie, tous ces succès conférant à l'Inter la réputation de meilleure équipe de club au monde dans les années 1960. Il s'appuyait sur des joueurs de classe comme Sandro Mazzola, Giacinto Facchetti, Mario Corso, mais aussi le Brésilien Jaïr et les Espagnols Suarez et Peiro.

La polémique tactique à propos d'Herrera n'est pas près de s'éteindre. Ce dernier détestait le mot de "catenaccio" et ne comprenait pas pourquoi on l'assimilait à ça. Certes, il avait renforcé efficacement sa charnière centrale, mais il avait su développer, sur l'aile droite tout particulièrement, un « couloir » avant l'heure. Aujourd'hui décédé, c'est sa femme, très pointue sur les questions tactiques, qui repousse d'un revers de la main toute référence au catenaccio. Elle résume parfaitement la pensée de son époux quand elle signale que ceux qui ne connaissent rien au football associent H.H. au catenaccio ; et ils sont nombreux... Malgré ce problème, Herrera reste une icône en Italie et en Espagne. Herrera soignait le jeu défensif mais il aimait un football vertical, basé sur la vitesse des contre attaques et débarrassé de dribbles inutiles.

Au-delà de son style de jeu, il a transformé le rôle de l'entraîneur en s'occupant de beaucoup d'aspects de la vie de son équipe. Il fut l'un des premiers à s'intéresser à l'alimentation et à l'hygiène de vie de ses joueurs ainsi que de la préparation mentale. Il fut aussi l'inventeur de la mise au vert.

Seul regret pour Herrera, il l'avouera en fin de parcours, fut de ne pas avoir pu rendre au football français une parcelle de ce qu'il y avait appris. Le Paris Saint-Germain tenta bien une approche dans les années 1970, sans suite.

Herrera travailla aussi avec trois sélections nationales. Il fut d'abord préparateur physique de l'équipe de France[3] entre 1946 et 1948[réf. nécessaire], puis sélectionneur de l'Espagne de 1959 à 1962, puis de l'Italie en 1966-1967. Il est à ce jour le seul entraîneur étranger à être devenu sélectionneur de l'équipe d'Italie[réf. nécessaire], et le premier entraîneur français à gagner une Coupe des clubs champions[4],[5].

Naturalisé français, il déclara : « Je ne me sens ni argentin, ni français, je me sens mondial[5] ».

Palmarès joueur

En club

Palmarès entraîneur

En club

Distinctions individuelles

Notes et références

  1. « Coupes Intercontinentales 1964 et 1965 (L'entraîneur) », FIFA (consulté le 25 janvier 2011).
  2. Helenio Herrera, et le football fut, www.sofoot.com, 17 avril 2013.
  3. « Herrera n'hésitera pas à enjoliver en prétendant avoir été sélectionneur de l'équipe de France, qui venait d'abandonner le système de comité de sélection au profit d'un sélectionneur unique. Un parfait mensonge car à cette époque, les sélectionneurs seront Gaston Barreau puis Gabriel Hanot. Il semble qu'Herrera fut en fait le préparateur physique de ce dernier. » Damien Dusart, « Helenio Herrera, cosmopolite étoile du football italien », sur vavel.com, (consulté le 28 mai 2016).
  4. Thomas Liabot (avec AFP), « Le Real Madrid remporte sa 11e Ligue des champions contre l'Atletico », sur lejdd.fr, (consulté le 28 mai 2016).
  5. a et b Vincent Duluc, « Le premier, c'était lui », sur lequipe.fr, (consulté le 28 mai 2016).
  6. Jamie Rainbow, « The Greatest Manager of all time », World Soccer,
  7. Jamie Rainbow, « The Greatest XI: how the panel voted », World Soccer,
  8. Greatest Managers, No. 5: Herrera
  9. « Top 50 des coaches de l'histoire », France Football, (consulté le 19 mars 2019)
  10. « Los 50 mejores entrenadores de la historia », Fox Sports, (consulté le 29 décembre 2019)
  11. « Los 50 mejores entrenadores de la historia del fútbol », ABC, (consulté le 29 décembre 2019)
  12. Avec Alex Ferguson, Rinus Michels, Valeri Lobanovski et Arrigo Sacchi
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