Bélisaire

général byzantin / De Wikipedia, l'encyclopédie libre

Bélisaire (en grec : Βελισάριος / Belisários ; en latin : Flavius Belisarius), né vers l'an 500 en Macédoine, aux confins de l'Illyrie et de la Thrace, et mort en 565 à Constantinople, était un général romain d'Orient.

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Bélisaire
Βελισάριος

Ce visage barbu, représenté à la droite de l'empereur sur une mosaïque célébrant la reconquête de l’Italie par l’armée byzantine (basilique Saint-Vital de Ravenne), est probablement celui du général victorieux, Bélisaire.

Naissance vers 500
Décès 565
Constantinople
Origine Byzantin
Allégeance Empire romain d'Orient
Grade Magister militum
Conflits Guerre d'Ibérie
Guerre des Vandales
Guerre des Goths
Guerre lazique
Faits d'armes 528 : bataille de Thannuris
530 : bataille de Dara
531 : bataille de Callinicum
532 : sédition Nika
533 : bataille de l'Ad Decimum
533 : bataille de Tricaméron
535 : prise de Palerme
536 : prise de Naples
537-538 : prise de Rome
559 : bataille de Mélantias
Hommages Triomphe à Constantinople en 534
Famille Antonina (épouse), Jeanne (fille), Photius (beau-fils)
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Souvent victorieux, il est parfois considéré comme le dernier grand général romain. Par ses succès, il contribue grandement aux reconquêtes de l'empire romain d'Orient voulues par l'empereur Justinien, sous le règne duquel il exerce la très grande partie de sa carrière.

Il se révèle sur le front oriental, en battant les Sassanides lors de la bataille de Dara en 530. S'il est vaincu l'année suivante à la bataille de Callinicum, il ne perd pas pour autant toutes les faveurs impériales. Plus encore, il joue un rôle cardinal dans l'écrasement de la sédition Nika à Constantinople, qui a mis en péril le pouvoir de Justinien. En 533, il est à la tête d'une armée chargée de conquérir le royaume vandale en Afrique du Nord. Au terme d'une campagne fructueuse, il vainc sans grandes difficultés Gélimer à deux reprises, assurant le retour de la région dans le giron impérial. Deux ans plus tard, il est envoyé combattre les Ostrogoths lors de la guerre des Goths (535-553), dans le but de conquérir l'Italie, cœur historique de l'Empire romain que Justinien espère reconstituer. Là encore, Bélisaire progresse rapidement et entre dans Rome en 536. Mieux, il en soutient victorieusement le siège. Son départ d'Italie en 540 pour combattre à nouveau sur le front perse coïncide avec le retour en force des Ostrogoths, l'obligeant à revenir dès 542. Malgré des effectifs insuffisants, il parvient à contrecarrer Totila, le roi des Ostrogoths, même si c'est Narsès qui termine la conquête de l'Italie. Durant les années suivantes, Bélisaire est moins actif militairement même s'il défend Constantinople contre un raid des Koutrigoures en 559.

Au cours de sa vie, Bélisaire a été le plus grand général de Justinien mais il est ensuite tombé en disgrâce auprès de celui-ci, parfois pour des rumeurs de participation à des conspirations contre l'empereur. Si sa responsabilité personnelle ne semble jamais avoir été engagée, ces mises à l'écart, notamment celle en 562 peu avant sa mort, ont contribué au développement, dans l'art européen, du mythe d'un général mort dans la misère, mendiant, rejeté par un empereur ingrat. Toutefois, il est nécessaire de relativiser cette image, car Bélisaire n'a jamais été congédié de manière définitive par Justinien et aucun document n'atteste qu'il ait été privé de sa solde et de ses privilèges.