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Commission autrichienne des historiens

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La Commission autrichienne des historiens est active de 1998 à 2003. Elle est missionnée par le chancelier Viktor Klima et le gouvernement autrichien pour enquêter sur l'aryanisation pendant l'époque du national-socialisme, comme sur les mesures de restitution postérieures.

La commission regroupe, pendant quatre années, 160 chercheurs affectés à 47 projets distincts. Ses conclusions sont publiées en 49 volumes, jusqu'au .

Contexte

Le gouvernement autrichien crée en une commission internationale d'historiens, qui ne peut trouver « aucun comportement personnel répréhensible » ni « aucune participation à des crimes de guerre » au sujet de Kurt Waldheim (président autrichien de 1986 à 1992)[1].

La chute du mur de Berlin entraîne un renouveau des aspirations au devoir de mémoire. Une commission mixte d'historiens allemands et tchèques est mise en place en 1990, une commission d'experts suisse en 1996.

Mandat de la commission

La commission autrichienne des historiens est créée par le chancelier fédéral le . Son mandat porte sur la recherche et la réalisation d'un compte-rendu sur « le complexe des privations de biens dans la République d'Autriche pendant le national-socialisme, comme les restitutions et dédommagements, y compris les prestations sociales et économiques afférentes, de la République d'Autriche après 1945 ».

Experts et membres de la commission

Ses membres sont:

  • Clemens Jabloner, Président du tribunal administratif fédéral, président de la Commission[2].
  • Lorenz Mikoletzky, Directeur des archives fédérales autrichiennes, président par interim.
  • Brigitte Bailer-Galanda, responsable scientifique du centre de documentation de la résistance autrichienne, présidente par interim. Elle estime en 2001 que « s'appuyant sur le mythe d'une Autriche victime de Hitler, ce pays a constamment essayé de renvoyer à l'Allemagne la responsabilité du crime nazi, et donc de ses conséquences juridiques »[3].
  • Robert Graham Knight, historien, au Department of Politics, International Relations and European Studies de la Loughborough University
  • Bertrand Perz, membre de l'Institut für Zeitgeschichte de l'université de Vienne
  • Roman Sandgruber, membre de l'institut d'histoire économique et sociale de l'université Johannes Kepler de Linz

La Commission compte également trois experts permantents :

  • Georg Graf
  • Karl Stuhlpfarrer
  • Alice Teichova, historienne britannique de l'économie.

La coordination est assurée par l'historienne Eva Blimlinger.

Rapport final

Les travaux de la Commission mettent à mal le mythe d'une « innocence autrichienne » et démontrent que les réparations opérées depuis 1945 ont été réalisées a minima et souvent à contrecœur[4],[2].

Article connexe

Références

  1. Hans Rudolf Kurz, James L. Collins, Hagen Fleischer, Gerald Fleming, Manfred Messerschmidt, Jean Vanwelkenhuyen, Jehuda L. Wallach: The Waldheim Report. Museum Tusculanum Press, Copenhagen, 1993, (ISBN 87-7289-206-4)
  2. a et b « Spoliations : l'Autriche en accusation », sur L'Obs, (consulté le 26 décembre 2018)
  3. Pierre Daum, « L'Autriche solde son passé nazi. », sur Libération.fr, (consulté le 26 décembre 2018)
  4. François Modoux, « Juifs spoliés: l'Autriche épinglée pour son passé nazi et ses réparations concédées «à contrecœur» », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 décembre 2018)
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