Coupe du monde de biathlon - Wikiwand
For faster navigation, this Iframe is preloading the Wikiwand page for Coupe du monde de biathlon.

Coupe du monde de biathlon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Coupe du monde de biathlon
Généralités
Sport BiathlonVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1978
Organisateur(s) Union internationale de biathlon
Périodicité Annuelle
Site web officiel biathlonworld.com

Palmarès
Tenant du titre masculin
Johannes Thingnes Bø
féminin
Tiril Eckhoff
Plus titré(s) masculin
Martin Fourcade
7 titres
féminin
Magdalena Forsberg
6 titres
Pour la dernière compétition voir :
Coupe du monde de biathlon 2020-2021

La Coupe du monde de biathlon est une compétition qui réunit l'élite mondiale du biathlon durant toute la saison hivernale. Elle est organisée chaque année par l'Union internationale de biathlon. La première édition masculine s'est déroulée en 1978 tandis que la première édition féminine officielle eut lieu en 1987-1988, mais officieusement, la Coupe d'Europe féminine, qui n'avait de caractère continental que le nom, organisée à partir de l'hiver 1982-1983, est considérée comme la première Coupe du monde féminine.

La compétition englobe une série d'épreuves organisées entre les mois de novembre et de mars sur une dizaine d'étapes prenant place principalement en Europe. Sur le plan individuel, quatre formats d'épreuve figurent au programme de la Coupe du monde : le sprint, la poursuite, l'individuel et la mass start, avec des distances respectivement réduites pour les femmes. Ces épreuves apportent des points pour quatre classements de spécialités (petits globes de cristal) qui sont cumulés dans un classement général (gros globe de cristal). Les vainqueurs de la Coupe du monde de biathlon sont l'homme et la femme ayant totalisé le plus de points à l'issue de la saison. Sur le plan collectif, les relais hommes et dames, ainsi que mixte et mixte simple sont également organisés dans le cadre de Coupe du monde et donnent lieu à des classements particuliers par nations. Les épreuves des championnats du monde, organisés tous les ans (sauf en année olympique), font partie intégrante de la Coupe du monde et rapportent donc des points pour les différents classements.

Le record de victoires au classement général est détenu par Martin Fourcade avec sept gros globes remportés consécutivement chez les hommes et par Magdalena Forsberg chez les dames (six). Ole Einar Bjørndalen et Magdalena Forsberg sont les biathlètes qui totalisent le plus grand nombre de courses remportées, avec respectivement 95 et 42 premières places.

Organisation

La Coupe du monde de biathlon se déroule tout au long de neuf étapes organisées à travers le monde, qui la plupart du temps comprennent six épreuves (trois masculines et autant de féminines) disputées en fin de semaine. Outre les étapes régulières, un rendez-vous majeur en février (ou mars) vient ponctuer d'une étape supplémentaire le calendrier de la Coupe du monde. Il s'agit soit des Championnats du monde de biathlon (organisés tous les ans, sauf pour les épreuves olympiques en année olympique), soit des Jeux olympiques d'hiver qui ont lieu tous les quatre ans. Ces évènements font partie de la Coupe du monde et rapportent des points pour celle-ci, à l'exception des Jeux olympiques depuis 2014. Depuis les premières éditions, le calendrier n'a cessé de se densifier par la multiplication des étapes et l'introduction de nouvelle épreuves. Avant la saison 2008-2009, l'Union internationale de biathlon avait prévu de porter à 10 le nombre d'étapes par saison, un projet ajourné à cause de l'opposition des fédérations internationales. Cette dixième étape, plus courte que les autres, est finalement ajoutée en ouverture de saison pour les hivers 2020-2021 et 2021-2022, puis retirée des saisons suivantes. Débutant en fin novembre ou début décembre et se terminant à la fin de l'hiver en mars, une saison de Coupe du monde comprend actuellement le plus souvent 26 épreuves individuelles (par genre) ainsi que des relais masculins, féminins et mixtes, pour un total toutes catégories de 65 à 70 épreuves sur l'ensemble de l'exercice.

Critères de qualification

Pour participer à des épreuves ou à la saison entière de la Coupe du monde, aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques, il faut qu'un sportif ait rempli certaines conditions au cours de la saison précédente. Pour être qualifiable en Coupe du monde, un sportif doit, sur une épreuve individuelle – sprint ou individuel – tenue la saison précédente, avoir réalisé un temps au maximum supérieur de 20 % à celui du vainqueur en Coupe du monde, de 17 % en Coupe d'Europe. Pour les femmes, le retard maximum est porté 25 % en Coupe du monde. Pour ces dernières, dans le cas où une sportive est écartée un long moment à cause d'une grossesse, il est possible de requérir une dérogation pour réintégrer le circuit de la Coupe du monde sans pour autant satisfaire ces conditions.

Biathlètes au départ d'une course

Nombre maximal de biathlètes par fédération nationale[1]
Rang du pays dans
la Coupe des nations
1 – 5 6 – 10 11 – 17 18 – 23 24 – 25
Nombre de places 6 5 4 3 2

Système d'attribution des points

Classements généraux

La Coupe du monde de biathlon s'appuie sur un système d'attribution des points permettant d'alimenter à la fois les classements généraux masculin et féminin, mais également les classements par épreuve. Le système établi par l'IBU est différent de ceux appliqués par la Fédération internationale de ski en ski alpin et dans les disciplines de ski nordique (combiné nordique, saut à ski et ski de fond). Le premier récompense davantage la constance : ainsi, par exemple, un biathlète qui termine dix fois de suite 10e aura plus de points (310) qu'un autre ayant remporté cinq courses sans autre résultat sur autant de courses (300 points). À résultats similaires, un skieur alpin qui remporte les cinq victoires aura près du double de points (500) que l'autre toujours classé 10e (260 points).

Le Français Raphaël Poirée, vêtu du dossard jaune de leader de la Coupe du monde (mars 2006 – Anterselva).
Le Français Raphaël Poirée, vêtu du dossard jaune de leader de la Coupe du monde (Anterselva).

Les leaders des classements généraux et par épreuve sont distingués lors des courses par des dossards de couleurs. Ainsi, sur le modèle du leader du Tour de France en cyclisme, les leaders masculin et féminin du classement général de la Coupe portent des dossards jaunes. De même, les leaders des classements par épreuve portent des dossards rouges. Dans le cas où le leader du classement général mène également le classement particulier d'une épreuve, celui-ci porte un dossard jaune et rouge lors de l'épreuve en question. Ces dossards étant personnels, ils ne peuvent être portés lors des relais. En 2020-2021, l'IBU introduit un classement des jeunes (le classement général des moins de 25 ans), dont le leader porte un dossard bleu.

À la fin de la saison, les vainqueurs de tous les classements, généraux et par épreuve, se voient offrir définitivement des trophées. Les vainqueurs homme et femme du classement général final remportent chacun un gros « Globe de cristal » tandis que les vainqueurs par épreuve remportent les petits « Globes de cristal ».

Table d'attribution des points

Le système d'attribution a évolué plusieurs fois depuis les premières éditions de la Coupe du monde. Ainsi, une quatrième table de points entre en vigueur lors de la saison 2008-2009. Elle prévoit que le vainqueur d'une épreuve se voit désormais attribuer 60 points contre 50 auparavant. De même, les 40 premiers biathlètes remportent des points contre les 30 premiers auparavant.

Évolution du système d'attribution des points en Coupe du monde
Période / Place 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
1978-1985[2] 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
1985-2000[3] 30 26 24 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
2000-2008 50 46 43 40 37 34 32 30 28 26 24 22 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - -
Depuis 2008 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

Annulation de certains résultats en fin de saison

Une particularité de la Coupe du monde de biathlon est l'annulation, à la fin de la saison, d'une partie des résultats d'un biathlète. En effet, sont ôtés pour chaque biathlète les plus mauvais scores réalisés durant la saison (inclus les courses non disputées), ceci seulement au classement général. Le nombre de retrait de résultats, qui a varié au fil des époques, est depuis 2011 normalement de deux. La suppression de ces résultats entraîne parfois des modifications décisives au classement général. Ce système peut en effet ne pas modifier le nombre total de points d'un biathlète si celui-ci a réalisé deux résultats nuls ou ne s'est pas aligné sur deux épreuves individuelles durant la saison. En revanche, par exemple, un biathlète ayant remporté des points lors de toutes les courses de la saison perdra le bénéfice des points engrangés lors de ses deux plus mauvais résultats avec pour conséquence éventuelle de perdre des places au classement général. Ce système est controversé parce que susceptible de léser les sportifs les plus réguliers et assidus tout au long de la saison. En 2019-2020, alors qu'il est solidement installé en tête du classement général, le Norvégien Johannes Thingnes Bø décide de faire l'impasse en janvier sur les deux étapes allemandes du calendrier en raison de la naissance de son premier enfant, et manque ainsi quatre épreuves. Martin Fourcade profite de son absence pour s'emparer du dossard jaune. En fin de saison, le Norvégien comble une grande partie de son retard et coiffe le Français sur le fil de seulement deux points pour le gain du gros globe de cristal, grâce à un montant non négligeable de 56 points que Fourcade se voit retirés pour le compte de ses deux plus mauvais scores. Lors de la saison 2020-2021 organisée dans le contexte de la crise sanitaire de Covid-19, l'IBU décide d'étendre la règle en retirant les quatre moins bons scores au classement général ainsi qu'au moins un score dans les classements par discipline; mais cette mesure exceptionnelle est finalement sans incidence pour l'attribution des gros globes et affecte seulement celle de certains petits globes.

Par le passé (à l'époque où l'on retirait au moins trois résultats) plusieurs cas ont provoqué la polémique. Ainsi lors de la saison 2004-2005, le Norvégien Ole Einar Bjørndalen a profité du retrait de 16 points au classement général de son concurrent allemand Sven Fischer pour remporter la Coupe du monde. Le premier, comme d'autres, est alors soupçonné d'avoir volontairement fait l'impasse sur plusieurs épreuves pour ne pas subir un retrait de points. Chez les femmes, en 2006-2007, l'Allemande Andrea Henkel profite de sa brève absence durant la saison pour cause de maladie pour ne pas avoir de retrait de points en fin de saison, contrairement à ses adversaires Kati Wilhelm et Anna Carin Olofsson qui perdent la Coupe du monde au profit de Henkel pour seulement quelques points. À l'inverse en 2008-2009, Helena Jonsson, qui a disputé toutes les courses et perdu 43 points par le jeu du retrait des trois plus mauvais résultats, parvient de justesse à remporter malgré tout le classement général en se retrouvant à égalité avec Kati Wilhelm à qui on a retiré un seul point, la Suédoise l'emportant au bénéfice du nombre de victoires dans la saison. La règle des trois plus mauvais résultats est abolie lors de la saison 2010-2011, tous les points gagnés par les athlètes étant alors pris en compte pour le classement final[4]. Mais dès la saison suivante la règle est réintégrée, dans une formule limitée aux deux plus mauvais résultats, afin de permettre à tout biathlète contraint de renoncer à prendre le départ sur l'une ou l'autre épreuve (pour maladie par exemple) de conserver des chances raisonnables dans l'optique du classement général final[5].

Disciplines

Épreuves actuelles

  • Sprint : le sprint est l'épreuve la plus souvent disputée puisque présente au programme de presque toutes les étapes de Coupe du monde. Il s'agit d'une épreuve contre-la-montre où le biathlète effectue son parcours sans se soucier des autres concurrents. Au départ, les biathlètes s'élancent toutes les 30 secondes pour un parcours de 7,5 km pour les femmes et de 10 km pour les hommes. Le parcours passe à deux reprises devant le stand de tir où 5 cibles sont à abattre avec autant de balles (un tir en position couché suivi d'un tir en position debout). Pour chaque faute au tir, un tour de pénalité de 150 m doit être effectué par le biathlète, ce qui correspond à au moins une bonne vingtaine de secondes de course supplémentaire. Une fois que tous les biathlètes ont terminé la course, celui crédité du meilleur temps remporte l'épreuve.
L'Allemande Kati Wilhelm franchissant la ligne d'arrivée d'une poursuite en vainqueur (mars 2006 – Antholz).
L'Allemande Kati Wilhelm franchissant la ligne d'arrivée d'une poursuite en vainqueur (Antholz).
  • Poursuite : la poursuite est une course en ligne à handicap. Elle se dispute pratiquement toujours à la suite d'un sprint. Les résultats du sprint servent en effet à déterminer les participants (au nombre de 60 au maximum, soit les soixante premiers classés), leur ordre et les écarts sur la ligne de départ. Le vainqueur du sprint s'élance ainsi le premier suivi de son dauphin et des autres biathlètes en respectant les écarts établis à l'issue du sprint. La course féminine fait 10 km tandis que l'épreuve masculine fait 12,5 km. Quatre séances de tir – deux en position couché suivis de deux autres en position debout – sont au programme, une erreur étant sanctionnée d'un tour de pénalité.
  • Individuel : l'individuel est l'épreuve originelle du biathlon. Il consiste en un contre-la-montre où toute erreur au tir est sanctionnée d'une minute de pénalité ajoutée immédiatement au temps de course du sportif. Cette épreuve est la plus longue – 15 km pour les femmes et 20 km pour les hommes – et compte quatre séances de tir : deux en position couché, deux en position debout, en alternance. Une fois que tous les biathlètes ont terminé la course, celui crédité du meilleur temps remporte l'épreuve.
  • Mass start : la mass start, départ en masse ou départ groupé en français, est la plus récente des épreuves individuelles instaurées par l'IBU. Il s'agit d'une course en ligne réservée aux 30 meilleurs biathlètes du moment. En Coupe du monde ordinaire les biathlètes éligibles sont les 25 premiers du classement général et les 5 meilleurs sur la semaine de compétition. Lors des grands championnats (mondiaux, Jeux olympiques), les élus sont les 15 meilleurs du classement général et les 15 biathlètes qui ont marqué le plus de points sur les épreuves des championnats, à commencer par les médaillés. Au départ, les biathlètes sont donc groupés et alignés sur plusieurs rangs, suivant l'ordre du classement général, et ne s'élancent qu'après un coup de feu pour un parcours de 15 km pour les hommes et de 12,5 km pour les femmes. Comme lors d'une poursuite, quatre séances de tir sont organisées, une cible manquée étant sanctionnée d'une boucle de pénalité. En cas de forfait, les remplacements sont prévus pour compléter la liste de départ (un réserviste remplaçant peut être appelé à compléter la liste en fonction du classement général de la Coupe du monde et/ou du classement de la semaine suivant l'athlète ayant déclaré forfait).
  • Relais : le relais est une épreuve en ligne qui se dispute par équipe nationale. Chaque relais est composé de quatre biathlètes effectuant chacun deux séances de tir. Les biathlètes disposent de huit balles pour abattre les cinq cibles : les cinq balles du traditionnel chargeur automatique, et, si nécessaire, trois balles supplémentaires appelées « pioches » qui sont à charger manuellement dans la carabine, ce qui fait perdre beaucoup de temps par rapport à un tir propre. Toute cible restant non abattue après l'utilisation de toutes les balles oblige le biathlète à effectuer un tour de pénalité. Chez les hommes, chaque biathlète parcourt 7,5 km (d'où l'expression « relais 4 × 7,5 km ») tandis que la distance pour les femmes est de 6 km. En 2005 une épreuve de relais mixte a vu le jour. Un quatuor composé de deux hommes et de deux femmes représente alors chaque pays. Les règles sont les mêmes que le relais classique, mais plusieurs formules existent selon l'ordre de départ défini (les femmes en premier et les hommes en dernier ou inversement) et la distance : 2 x 6 km + 2 x 7,5 km (formule la plus courante et utilisée entre 2007 et 2019), 4 x 6 km ou 4 x 7,5 km.

Caractéristiques et évolution

Épreuves individuelles

Au début du biathlon féminin en Coupe du monde, l'épreuve du sprint faisait 5 km tandis que l'individuel était une épreuve de 10 km composée de trois séances de tir. C'est en 1989 que la distance du sprint est portée à 7,5 km alors que celle de l'individuel est portée à 15 km tout en ajoutant un quatrième tir.

Créée au début des années 1990, la poursuite est une épreuve en ligne, la première du genre, où les biathlètes s'affrontent directement sur la piste et non par performance chronométrique interposée. C'est lors de la saison 1996-1997 qu'elle est introduite au calendrier officiel de la Coupe du monde ; organisées à Lillehammer, les premières poursuites de l'histoire de la Coupe du monde sont remportées par les Allemands Sven Fischer et Simone Greiner-Petter-Memm. Les poursuites sont par ailleurs considérées, avec les mass start, comme les courses les plus dynamiques. La poursuite peut en effet permettre des remontées spectaculaires de biathlètes relégués lors du sprint. Ainsi, en 2005-2006, le Français Julien Robert termine 10e d'une poursuite organisée à Östersund alors qu'il s'élançait en 60e et dernière position au début de la course. À l'inverse, la poursuite peut permettre d'accroître les écarts déjà importants constitués lors du sprint. Ainsi, en à Hochfilzen, la Suédoise Magdalena Forsberg, première à l'issue du sprint avec 59 secondes d'avance, porta son avance à 3 min 14 à la fin de la poursuite, un cavalier seul exceptionnel tant il est rare qu'un(e) biathlète domine une course tant sur les skis qu'au tir deux courses de suite.

Plus récente que la poursuite, la mass start est testée une première fois lors de l'étape finale de la saison 1996-1997. À Novossibirsk, les vainqueurs de ces épreuves, sur une distance respective de 10 km pour les hommes et 7,5 km pour les femmes, sont l'Autrichien Wolfgang Perner et la Russe Anna Sprung. La mass start est disputée pour la première fois officiellement deux ans plus tard en 1999. Le , à Ruhpolding, le Français Raphaël Poirée et l'Allemande Uschi Disl sont les premiers lauréats officiels de ces départs en masse de 15 km et 12,5 km..

Aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques, la composition de la liste de départ d'une mass start diffère des règlements de la Coupe du monde bien que les épreuves disputées dans le cadre de ces deux compétitions comptent pour la Coupe du monde. Ainsi, seuls les 15 premiers du classement général de la Coupe du monde sont directement qualifiés, lesquels biathlètes sont rejoints par les meilleurs biathlètes des Championnats du monde ou Jeux olympiques (selon un classement des points distribués lors des épreuves individuelles précédentes dans les deux compétitions).

À la suite de l'introduction des poursuites et des départs groupés (mass start), le nombre d'individuels inscrit au programme a beaucoup diminué. Parallèlement, le calendrier de la Coupe du monde n'a cessé de se densifier de nouvelles étapes organisées également ailleurs qu'en Europe. Enfin, à l'inverse de la poursuite et de la mass start, l'individuel paraît moins télégénique pour les médias audiovisuels et plus difficile à suivre en raison de son format long (4 tirs et distance élevée) disputé en contre la montre.

Épreuves par équipes

Alors que les épreuves individuelles récompensent beaucoup de pays, les courses de relais sont elles souvent l'apanage des « grandes » nations du biathlon comme l'Allemagne, la Norvège, la Russie ou la France. En effet, ces pays qui se distinguent disposent souvent d'un important vivier de biathlètes contrairement aux « petits » pays qui ont parfois du mal à composer une équipe de quatre représentants. Lors d'une course de relais, la victoire est souvent disputée lors de l'ultime relais. Ainsi, lors de la saison 2005-2006, la Russe Olga Zaïtseva et l'Allemande Simone Denkinger sont départagées par la photo-finish. On assiste cependant parfois à des renversements de situation comme en 2007-2008 quand l'Allemande Kati Wilhelm, partie avec 51,1 secondes de retard sur la Norvégienne Ann Kristin Flatland lors du dernier relais, remporte la course avec 24,3 seconde d'avance. Ce jour-là, le quatuor féminin allemand prouve que malgré trois tours de pénalité, il n'est pas impossible de remporter une course de relais si les adversaires n'en font pas.

Chez les femmes, la longueur du parcours des relais a souvent évolué. Initialement, le relais féminin était composé de trois membres qui devaient parcourir chacune 5 km. En 1989, la longueur est portée à 7,5 km tandis qu'un quatrième relais est ajouté en 1991. Une nouvelle modification a lieu en 2003 quand la course de relais est fixée à 4 × 6 km. Cette mesure permet d'accorder davantage de chance aux petites nations en raison de la moindre importance de la partie de ski de fond. L'instauration des relais mixtes en 2004-2005 sert la même ambition.

Biathlètes

La Coupe du monde de biathlon révèle une forte densité de biathlètes récompensés diversement. Ainsi, en 2017-2018, 99 hommes et 98 femmes ont terminé dans les 40 premiers au moins une fois lors de la saison et figuré au classement général final. Avec la multitude d'épreuves durant une saison, certains biathlètes figurent parmi les plus récompensés toutes disciplines des sports d'hiver confondues. C'est le cas notamment des multi-médaillés aux Jeux olympiques d'hiver, le Norvégien Ole Einar Bjørndalen (dont la carrière achevée en 2018 s'est étirée sur un quart de siècle), qui détient le record de victoires en Coupe du monde (95), et du champion français Martin Fourcade, qui détient lui le record de gros globes de cristal remportés (7 fois le classement général de la coupe du monde de 2011 à 2018, et ce consécutivement).

Les plus titrés

Hommes[modifier | modifier le code]

Biathlète Période Titres
1
Martin Fourcade
2011-2018 7
2
Ole Einar Bjørndalen
1997-2009 6
3
Frank Ullrich
1977-1982 4
Raphaël Poirée
1999-2004 4
5
Frank-Peter Rötsch
1983-1987 3
Johannes Thingnes Bø
2018-2021 3
7
Sergueï Tchepikov
1989-1991 2
Jon Åge Tyldum
1991-1995 2
Sven Fischer
1996-1999 2

Femmes[modifier | modifier le code]

Biathlète Période Titres
1
Magdalena Forsberg
1996-2002 6
2
Magdalena Neuner
2007-2012 3
Kaisa Mäkäräinen
2010-2018 3
4
Eva Korpela
1985-1987 2
Anfisa Reztsova
1991-1993 2
Dorothea Wierer
2018-2020 2
Ole Einar Bjørndalen durant la mass-start des Jeux olympiques d'hiver de 2010.
Ole Einar Bjørndalen durant la mass-start des Jeux olympiques d'hiver de 2010.

Origines

Palmarès

Hommes

Podiums finaux masculins
Saison Premier Deuxième Troisième
1977-1978
Frank Ullrich
Klaus Siebert
Eberhard Rösch
1978-1979
Klaus Siebert
Frank Ullrich
Vladimir Barnachov
1979-1980
Frank Ullrich (2)
Klaus Siebert
Eberhard Rösch
1980-1981
Frank Ullrich (3)
Kjell Søbak
Anatoli Aliabiev
1981-1982
Frank Ullrich (4)
Matthias Jacob
Kjell Søbak
1982-1983
Peter Angerer
Eirik Kvalfoss
Frank Ullrich
1983-1984
Frank-Peter Rötsch
Peter Angerer
Eirik Kvalfoss
1984-1985
Frank-Peter Rötsch (2)
Iouri Kachkarov
Eirik Kvalfoss
1985-1986
André Sehmisch
Peter Angerer
Matthias Jacob
1986-1987
Frank-Peter Rötsch (3)
Fritz Fischer
Jan Matouš
1987-1988
Fritz Fischer
Eirik Kvalfoss
Johann Passler
1988-1989
Eirik Kvalfoss
Alexandre Popov
Sergueï Tchepikov
1989-1990
Sergueï Tchepikov
Eirik Kvalfoss
Valeri Medvedtsev
1990-1991
Sergueï Tchepikov (2)
Mark Kirchner
Andreas Zingerle
1991-1992
Jon Åge Tyldum
Mikael Löfgren
Sylfest Glimsdal
1992-1993
Mikael Löfgren
Mark Kirchner
Pieralberto Carrara
1993-1994
Patrice Bailly-Salins
Sven Fischer
Frank Luck
1994-1995
Jon Åge Tyldum (2)
Patrick Favre
Wilfried Pallhuber
1995-1996
Vladimir Dratchev
Viktor Maïgourov
Sven Fischer
1996-1997
Sven Fischer
Ole Einar Bjørndalen
Viktor Maïgourov
1997-1998
Ole Einar Bjørndalen
Ricco Gross
Sven Fischer
1998-1999
Sven Fischer (2)
Ole Einar Bjørndalen
Frank Luck
1999-2000
Raphaël Poirée
Ole Einar Bjørndalen
Sven Fischer
2000-2001
Raphaël Poirée (2)
Ole Einar Bjørndalen
Frode Andresen
2001-2002
Raphaël Poirée (3)
Pavel Rostovtsev
Ole Einar Bjørndalen
2002-2003
Ole Einar Bjørndalen (2)
Vladimir Dratchev
Ricco Gross
2003-2004
Raphaël Poirée (4)
Ole Einar Bjørndalen
Ricco Gross
2004-2005
Ole Einar Bjørndalen (3)
Sven Fischer
Raphaël Poirée
2005-2006
Ole Einar Bjørndalen (4)
Raphaël Poirée
Sven Fischer
2006-2007
Michael Greis
Ole Einar Bjørndalen
Raphaël Poirée
2007-2008
Ole Einar Bjørndalen (5)
Dmitri Yarochenko
Emil Hegle Svendsen
2008-2009
Ole Einar Bjørndalen (6)
Tomasz Sikora
Emil Hegle Svendsen
2009-2010
Emil Hegle Svendsen
Christoph Sumann
Ivan Tcherezov
2010-2011
Tarjei Bø
Emil Hegle Svendsen
Martin Fourcade
2011-2012
Martin Fourcade
Emil Hegle Svendsen
Andreas Birnbacher
2012-2013
Martin Fourcade (2)
Emil Hegle Svendsen
Dominik Landertinger
2013-2014
Martin Fourcade (3)
Emil Hegle Svendsen
Johannes Thingnes Bø
2014-2015
Martin Fourcade (4)
Anton Shipulin
Jakov Fak
2015-2016
Martin Fourcade (5)
Johannes Thingnes Bø
Anton Shipulin
2016-2017
Martin Fourcade (6)
Anton Shipulin
Johannes Thingnes Bø
2017-2018
Martin Fourcade (7)
Johannes Thingnes Bø
Anton Shipulin
2018-2019
Johannes Thingnes Bø
Alexander Loginov
Quentin Fillon Maillet
2019-2020
Johannes Thingnes Bø (2)
Martin Fourcade
Quentin Fillon Maillet
2020-2021
Johannes Thingnes Bø (3)
Sturla Holm Lægreid
Quentin Fillon Maillet
Palmarès par nation
Palmarès des vainqueurs du gros globe de cristal (classement général de la coupe du monde)
Place Athlète Vainqueur 2e 3e Podium
1
Martin Fourcade
7 1 1 9
2
Ole Einar Bjørndalen
6 6 1 13
3
Raphaël Poirée
4 1 2 7
4
Frank Ullrich
4 1 1 6
5
Johannes Thingnes Bø
3 2 2 7
6
Frank-Peter Roetsch
3 0 0 3
7
Sven Fischer
2 2 4 8
8
Sergei Tchepikov
2 0 1 3
9
Jon Åge Tyldum
2 0 0 2
10
Emil Hegle Svendsen
1 4 2 7
11
Eirik Kvalfoss
1 3 1 5
12
Peter Angerer
1 2 1 4
13
Klaus Siebert
1 2 0 3
14
Fritz Fischer
1 1 0 2
Mikael Löfgren
1 1 0 2
Vladimir Dratchev
1 1 0 2
17
André Sehmisch
1 0 0 1
Michael Greis
1 0 0 1
Patrice Bailly-Salins
1 0 0 1
Tarjei Bø
1 0 0 1


Femmes

Podiums finaux féminins
Saison Première Deuxième Troisième
1982-1983
Gry Østvik
Siv Bråten
Aino Kallunki
1983-1984
Mette Mestad
Sanna Grønlid
Gry Østvik
1984-1985
Sanna Grønlid
Eva Korpela
Kaya Parve
1985-1986
Eva Korpela
Sanna Grønlid
Lise Meloche
1986-1987
Eva Korpela (2)
Anne Elvebakk
Sanna Grønlid
1987-1988
Anne Elvebakk
Elin Kristiansen
Nadezhda Aleksieva
1988-1989
Elena Golovina
Natalia Prikostshikova
Svetlana Davidova
1989-1990
Jiřina Adamičková
Anne Elvebakk
Elena Golovina
1990-1991
Svetlana Davidova
Myriam Bédard
Anne Elvebakk
1991-1992
Anfisa Reztsova
Anne Briand
Petra Schaaf
1992-1993
Anfisa Reztsova (2)
Myriam Bédard
Anne Briand
1993-1994
Svetlana Paramygina
Nathalie Santer
Anne Briand
1994-1995
Anne Briand
Svetlana Paramygina
Uschi Disl
1995-1996
Emmanuelle Claret
Uschi Disl
Petra Behle
1996-1997
Magdalena Forsberg
Uschi Disl
Simone G.-P. Memm
1997-1998
Magdalena Forsberg (2)
Uschi Disl
Martina Zellner
1998-1999
Magdalena Forsberg (3)
Olena Zubrilova
Uschi Disl
1999-2000
Magdalena Forsberg (4)
Olena Zubrilova
Corinne Niogret
2000-2001
Magdalena Forsberg (5)
Liv Grete Poirée
Olena Zubrilova
2001-2002
Magdalena Forsberg (6)
Liv Grete Poirée
Uschi Disl
2002-2003
Martina Glagow
Albina Akhatova
Sylvie Becaert
2003-2004
Liv Grete Poirée
Olga Pyleva
Sandrine Bailly
2004-2005
Sandrine Bailly
Kati Wilhelm
Olga Pyleva
2005-2006
Kati Wilhelm
Anna Carin Olofsson
Martina Glagow
2006-2007
Andrea Henkel
Kati Wilhelm
Anna Carin Olofsson
2007-2008
Magdalena Neuner
Sandrine Bailly
Andrea Henkel
2008-2009
Helena Ekholm
Kati Wilhelm
Tora Berger
2009-2010
Magdalena Neuner (2)
Simone Hauswald
Helena Ekholm
2010-2011
Kaisa Mäkäräinen
Andrea Henkel
Helena Ekholm
2011-2012
Magdalena Neuner (3)
Darya Domracheva
Tora Berger
2012-2013
Tora Berger
Darya Domracheva
Andrea Henkel
2013-2014
Kaisa Mäkäräinen (2)
Tora Berger
Darya Domracheva
2014-2015
Darya Domracheva
Kaisa Mäkäräinen
Valj Semerenko
2015-2016
Gabriela Koukalová
Marie Dorin-Habert
Dorothea Wierer
2016-2017
Laura Dahlmeier
Gabriela Koukalová
Kaisa Mäkäräinen
2017-2018
Kaisa Mäkäräinen (3)
Anastasia Kuzmina
Darya Domracheva
2018-2019
Dorothea Wierer
Lisa Vittozzi
Anastasia Kuzmina
2019-2020
Dorothea Wierer (2)
Tiril Eckhoff
Denise Herrmann
2020-2021
Tiril Eckhoff
Marte Olsbu Røiseland
Franziska Preuß
Palmarès par nation
Palmarès des vainqueurs du gros globe de cristal (classement général de la coupe du monde)
Place Athlète Vainqueur 2e 3e Podium
1
Magdalena Forsberg
6 0 0 6
2
Kaisa Mäkäräinen
3 1 1 5
3
Magdalena Neuner
3 0 0 3
4
Eva Korpela
2 1 0 3
5
Dorothea Wierer
2 0 1 3
6
Anfisa Reztsova
2 0 0 2
7
Kati Wilhelm
1 3 0 4
8
Darya Domracheva
1 2 2 5
9
Anne Elvebakk
1 2 1 4
Sanna Grønlid
1 2 1 4
11
Liv Grete Poirée
1 2 0 3
12
Andrea Henkel
1 1 2 4
Anne Briand
1 1 2 4
Tora Berger
1 1 2 4
15
Sandrine Bailly
1 1 1 3
16
Gabriela Koukalová
1 1 0 2
Svetlana Paramygina
1 1 0 2
Tiril Eckhoff
1 1 0 2
19
Helena Ekholm
1 0 2 3
20
Gry Østvik
1 0 1 2
Martina Glagow
1 0 1 2
Svetlana Davidova
1 0 1 2
Elena Golovina
1 0 1 2
24
Emmanuelle Claret
1 0 0 1
Jiřina Adamičková
1 0 0 1
Laura Dahlmeier
1 0 0 1
Mette Mestad
1 0 0 1

Lieux des compétitions

Etapes depuis 1993 + Villes olympiques (JO)

Albertville (JO) - Les Saisies - Annecy-Le Grand-Bornand - Antholz-Anterselva - Bad Gastein - Beitostølen - Brezno-Osrblie - Calgary (JO) - Canmore - Fort Kent - Grenoble (JO) - Hochfilzen - Innsbruck (JO) - Khanty-Mansiisk - Kontiolahti - Lahti - Lake Placid (JO) - Lillehammer (JO) - Nagano (JO) - Nové Město - Novossibirsk - Oberhof - Oslo-Holmenkollen - Östersund - Pyeongchang (JO) - Pokljuka - Presque Isle - Ruhpolding - Salt Lake City (JO) - Sapporo (JO) - Sarajevo (JO) - Soldier Hollow - Sotchi (JO) - Squaw Valley (JO) - Tioumen - Trondheim - Turin (JO) - Cesana-San Sicario - Val-Cartier - Vancouver (JO) - Whistler

Records

  • Records de victoires individuelles en Coupe du monde (comprenant les Championnats du monde et les Jeux Olympiques) :
Hommes
Place Nom Victoires
1
Ole Einar Bjørndalen
95
2
Martin Fourcade
83
3
Johannes Thingnes Bø
52
4
Raphaël Poirée
44
5
Emil Hegle Svendsen
38
6
Sven Fischer
33
7
Frank Ullrich
16
8
Vladimir Dratchev
15
Frode Andresen
15
10
Eirik Kvalfoss
12
Simon Schempp
12
Frank Luck
12
Tarjei Bø
12
14
Michael Greis
11
Anton Shipulin
11
Arnd Peiffer
11
17
Peter Angerer
10
Frank-Peter Roetsch
10
19
Halvard Hanevold
9
Ricco Groß
9
21
Klaus Siebert
8
Viktor Maigourov
8
Jakov Fak
8
24
Fritz Fischer
7
Patrice Bailly-Salins
7
Mark Kirchner
7
Pavel Rostovtsev
7
Ivan Tcherezov
7
Lars Berger
7
Björn Ferry
7
Sturla Holm Lægreid
7
Femmes
Place Nom Victoires
1
Magdalena Forsberg
42
2
Magdalena Neuner
34
Darya Domracheva
34
4
Uschi Disl
30
5
Tora Berger
28
6
Kaisa Mäkäräinen
27
7
Tiril Eckhoff
26
8
Liv Grete Poirée
22
Andrea Henkel
22
Laura Dahlmeier
22
11
Olena Zubrilova
21
Kati Wilhelm
21
13
Sandrine Bailly
20
14
Anastasia Kuzmina
18
15
Gabriela Koukalová
17
16
Martina Beck
15
17
Helena Ekholm
13
Olga Zaitseva
13
19
Anna Carin Olofsson-Zidek
12
Dorothea Wierer
12
21
Anfisa Reztsova
10
Olga Medvedtseva
10
23
Svetlana Paramyguina
9
Galina Koukleva
9
Marte Olsbu Røiseland
9
26
Corinne Niogret
8
Linda Grubben
8
28
Elena Golovina
7
Petra Behle
7
Simone Hauswald
7
Marie Dorin-Habert
7
Denise Herrmann
7

 : en activité

Dernière mise à jour à l'issue de la saison 2020-2021

Notes et références

  1. http://www3.biathlonworld.com/media/files/rules_2014/IBU_Rules_2014_e_cap3.pdf
  2. (en) Historique du biathlon de 1973 à 1978, sur biathlonworld.com.
  3. (en) Historique du biathlon de 1979 à 1994, sur biathlonworld.com.
  4. Coupe du Monde : Changement important dans le règlement, ski-nordique.net, 9 octobre 2010, consulté le 10 octobre 2010.
  5. [1] Règlement IBU de la Coupe du Monde de Biathlon, voir article 15.8.4.1.

Lien externe

{{bottomLinkPreText}} {{bottomLinkText}}
Coupe du monde de biathlon
Listen to this article