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Emmy Hennings

Emmy Hennings
Emmy Hennings par Hanns Bolz
Naissance
Décès
Pseudonyme
Charlotte LeanderVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Poétesse, écrivaine, actrice, artiste de cabaret, éditrice, chanteuseVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Conjoint

Emmy Hennings, née le à Flensbourg et morte à Sorengo, canton du Tessin, Suisse, le , est une artiste allemande du mouvement dada, danseuse, poétesse et écrivaine.

Biographie

En 1913, Emmy Hennings s’installe à Munich où elle rencontre des poètes expressionnistes ainsi que des dramaturges ou romanciers qui ont popularisé le quartier bohémien de la ville. Elle fréquente le café Simplizissimus en interprétant des chansons de cabaret populaire et ses propres poèmes. Elle y rencontre Hugo Ball (qui participera, à Zurich, en février 1916, à la création de Dada).

En novembre 1914, ils sont à Berlin. Emmy Hennings chante et pose comme modèle pour les artistes peintres. Hugo Ball publie dans le Freie Zeitung une série d’articles offensifs sur la « critique de l’intelligence allemande ». Ils quittent Berlin pour Zurich en mai 1915 où ils trouvent un emploi avec une troupe de vaudeville appelée « Cabaret Pantagruel ».

Le 8 février 1916, Emmy Hennings participe à la création du mouvement Dada au Cabaret Voltaire avec les poètes Hugo Ball, Tristan Tzara, les peintres Jean Arp, Marcel Janco, Sophie Taeuber et une page de dictionnaire prise au hasard[1]. Le Cabaret Voltaire, à Zurich, est une petite taverne de la Spiegelstrasse transformée en café littéraire et artistique dont les murs sont couverts de tableaux créant une ambiance à la fois intime et oppressante[2].
Hugo Ball : « Janco a fait un certain nombre de masques […] conçus pour être vus à distance, font un effet incroyable. […] Non seulement le masque réclamait aussitôt le costume, mais il imposait également des gestes précis, pathétiques, qui frôlaient la démence. Sans que nous eussions pu nous en douter […], nous fûmes en train de nous mouvoir comme dans un ballet bizarre, drapés et ornés d'objets invraisemblables, renchérissant l'un l'autre par nos idées. »

Le visage poudré de blanc, Emmy Hennings y chante toujours des chansons populaires et ses propres poèmes d'une manière stridente[3]. Les thèmes de ses poèmes sont la solitude, la captivité, la maladie et la mort[4].

L'année suivante, avec Hugo Ball, elle quitte le mouvement Dada pour le village d’Agnuzzo, en Suisse. Puis, en 1920, Emmy Hennings se convertit au catholicisme.

Références

  1. Tristan Tzara : « Je ne veux cependant pas dire que la légende de Dada ne correspond pas à la réalité », annotation manuscrite du début des années 1960, rapportée par Anne Sanouillet dans sa préface à Dada à Paris de Michel Sanouillet, CNRS Éditions, Bayeux, 2005, p. XII.
  2. Henri Béhar & Michel Carassou, Dada, histoire d'une subversion, Paris, éditions Fayard, 1990-2005, p. 8 et Laurent Le Bon (sous la direction de), Dada, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2005, p. 219.
  3. Janco-Dada Museum, Marcel Janco 1895-1984 (Ein Hod: Janco-Dada Museum, 1995), p. 31.
  4. Amanda L. Hockensmith, Emmy Hennings, dans Leah Dickerman, Dada. Zurich, Berlin, Hannover, Cologne, New York, Paris, National Gallery of Art, Washington, 2005, p. 473 et suivante.
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