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Gene Samuel

Gene Samuel
Informations
Naissance
Nationalité
Équipes professionnelles
1992Gatorade-Chateau d'Ax
1993Stesstabs
1994Zipp-Vitus
1995Helmet Warriors

Gene Geronimo Samuel (de nom complet Eugene Samuel) est un coureur cycliste trinidadien né le . Il a notamment participé à quatre reprises aux Jeux olympiques entre 1984 et 1996.

Biographie

Marié à Rhonda Lou, il possède, depuis 1992, un magasin de cycles dans le quartier de Woodbrook, à Port of Spain. Il est notamment l'importateur exclusif des cycles Trek[1].

Il a, également, fondé l'école de cyclisme "Gene Samuel" (Gene Samuel Cycling Academy) avec laquelle il organise de nombreux stages et entraînements sur route, sur piste ou tout-terrain. Ceux-ci sont destinés aux cyclistes débutants jusqu'aux plus confirmés. Samuel a ainsi vu passer de nombreux médaillés panaméricains, comme Christopher Sellier, Ako Kellar, Emile Abraham ou les frères Alexander[1].

De plus, il tente avec l'aide du ministère des Transports, de sensibiliser les automobilistes et de les inciter à mieux respecter les cyclistes sur la route[1].

Il a représenté son pays lors de quatre Jeux olympiques, disputant sept épreuves. Sa meilleure performance date de 1984, où il obtient la quatrième place du kilomètre (résultat qui reste le meilleur pour un cycliste trinidadien aux Jeux[1]). Cependant, il regrette n'avoir jamais disputé un kilomètre de qualité lors de ces Jeux. Alors qu'il était malade à Séoul, il se casse l'épaule, trois semaines avant Atlanta. Il estime avoir perdu, ainsi, environ deux secondes lors de son premier tour. Alors que Marty Nothstein en faisait un favori pour l'obtention d'une médaille olympique[2].

Aux championnats du monde, il obtient plusieurs fois des places dans les dix premiers dans la discipline du kilomètre. La médaille de bronze qu'il décroche aux mondiaux de Sttutgart, en 1991 est la consécration de sa carrière.

Néanmoins, son palmarès s'étoffe de deux médailles d'or obtenues, en République dominicaine, lors des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes de 1986. Ou bien de trois médailles décrochées lors des Jeux panaméricains, dont le titre du kilomètre qu'il s'octroie en 1991. En 1987, il obtient l'argent en échouant juste derrière Curt Harnett et le bronze à Mar del Plata. Il a participé aux Goodwill Games en terminant, notamment, quatrième du kilomètre en 1990[3].

Pour lui, ses deux meilleures courses, il les a disputées en 1991. À La Havane, lors des Jeux panaméricains, il effectue la course parfaite (selon lui). Au bout de 500 mètres, il était au coude à coude avec Erin Hartwell, qui avait l'habitude de finir très fort, et de le distancer irrémédiablement. Mais cette fois-là, sur les deux derniers tours de piste, Samuel réussit à creuser un écart d'une seconde[2]. La seconde s'est déroulée aux mondiaux. Après de multiples palabres et confusions, à propos de son engagement, (ce qui lui fait dire qu'il aurait pu aller plus vite) il prend le départ stressé, au point d'en oublier le nombre de tours. Il se rétablit in extremis lors du dernier tour. Grâce à la contre-performance du tenant du titre et grand favori, Alexandre Kiritchenko, dernier concurrent du jour, il obtient le bronze avec un centième d'avance sur Frédéric Magné, le Soviétique ayant craqué lors de son dernier tour[2]. C'est une sorte de revanche pour lui, puisqu'un autre Français, Fabrice Colas l'avait privé du bronze aux J.O. de Los Angeles, pour quatre centièmes[4]. Il attribue ses performances à la rencontre qu'il fait avec Shaun Wallace. C'est lui qui l'incite à utiliser le guidon de triathlète. Leurs entraînements communs lui ont permis de décrocher le bronze mondial et à l'Anglais, l'argent en poursuite[2].

En 1992, il établit sa meilleure performance, en altitude, en réussissant 1 min 04 s 4 à Cali. Ce qui constituait à l'époque le record du monde professionnel[N 1]. Il participe au XIV Gran Caracol de Pista en Colombie, qui se déroule dans plusieurs vélodromes du pays. Lors de la dernière journée et à sa troisième tentative, il réussit à battre le record, détenu, jusque-là, par le Colombien Efraín Dominguez[5]. Il dit remercier la sportivité du public qui l'a fortement encouragé bien qu'il s'attaquait à une marque, détenue par un compatriote[2].

Entraîné par un Canadien Desmond Dickie, on lui propose la nationalité canadienne qu'il refuse, « voulant placer (grâce à ses résultats) Trinidad sur la carte »[2]. Il arrête sa carrière cycliste en 1997, sur une mauvaise chute, lui occasionnant une fracture de la clavicule[1]. Il recense pas moins de 62 titres nationaux, en vitesse, kilomètre, poursuite[2]… Bien qu'en 1985, Steve Bauer lui soumette une proposition de contrat, jamais il ne passe professionnel sur la route, alors que 90 % de son entraînement s'est fait sur route[2].

Avec ses nombreuses activités liées au vélo, c'est tout naturellement qu'il reprend la compétition, sur route cette fois[1]. En 2008, il monte sur le podium du championnat national. En , il est suspendu quatre mois pour une vive altercation qu'il aurait eu à la fin d'une course, en [6]. Il gagne de nombreuses épreuves dans sa catégorie d'âge mais pas seulement puisque, toujours membre de la catégorie Élite[7], il remporte, par exemple, en 2011, la course Mucurapo - Couva - Mucurapo[8], ou encore, à près de 52 ans, il s’impose dans le Petrotrin International Criterium[7].

Il ne compte plus les distinctions honorifiques dans son pays. Il a reçu trois fois le titre de sportif de l'année, quatorze fois le titre de cycliste de l'année. Il fait partie des cent meilleurs sportifs du XXe siècle, il est entré au Sports Hall of Fame trinidadien[1]. En , Gene Samuel est intronisé au T-Town Hall of Fame. Trexlerton (T-Town), en Pennsylvanie, est considéré comme la capitale du cyclisme sur piste aux États-Unis. De 1989 à 1997, Samuel y a disputé de multiples compétitions et y a remporté, notamment, la Keirin Cup en 1992[9],[10].

Il habite à Port-d'Espagne, dans le sud, essentiellement résidentiel, du quartier de Saint James, sur Mucurapo Road[1].

Palmarès

Jeux olympiques

Championnats du monde

Coupe du monde

Jeux panaméricains

Championnats panaméricains

Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes

Autres résultats

Notes et références

Références

  1. a b c d e f g et h (en) « Cycling Geronimo », sur legacy.guardian.co.tt, (consulté le )
  2. a b c d e f g et h (en) « Gene Samuel's Storied Career », sur www.pezcyclingnews.com, (consulté le )
  3. (en) « Cycling - Men's competition », sur www.goodwillgames.com (consulté le )
  4. a b et c « Le rapport officiel des JO 1984 (volume 2), cf p.376 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  5. (es) « A la tercera va la vencida », sur www.eltiempo.com (consulté le )
  6. (en) « Gene Samuel among five banned by T&TCF », sur www.trinidadexpress.com (consulté le )
  7. a et b (en) « Samuel, Eastmond win in Petrotrin Criterium », sur www.trinidadexpress.com, (consulté le )
  8. (en) « Samuel wins road race », sur www.trinidadexpress.com, (consulté le )
  9. (en) « The Annual Hall of Fame Induction », sur www.thevelodrome.com (consulté le )
  10. (en) « Samuel inducted into Hall of Fame », sur www.trinidadexpress.com (consulté le )
  11. « Le rapport officiel des JO 1988 (volume 2), cf p.354 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  12. « Le rapport officiel des JO 1988 (volume 2), cf p.357 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  13. « Le rapport officiel des JO 1992 (volume 5), cf p.154 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  14. « Le rapport officiel des JO 1992 (volume 5), cf p.160 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  15. « Le rapport officiel des JO 1996 (volume 3), cf p.180 » [PDF], sur digital.la84.org (consulté le )
  16. « World Cycling Championships - Track (Day Two - September 26 1995) : Men's Olympic sprint, first round. », sur autobus.cyclingnews.com (consulté le )
  17. « Les podiums du kilomètre aux Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes, cf p.232 » [PDF], sur www.mayaguez2010.com (consulté le )
  18. « Les podiums de la vitesse aux Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes, cf p.233 » [PDF], sur www.mayaguez2010.com (consulté le )

Notes

  1. Gene Samuel en parle dans ses interviews de manière récurrente, pourtant il n'y en a aucune mention sur le site de l'UCI. Il semblerait qu'il n'ait pas été homologué.
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