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Inaporc

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Inaporc est l'interprofession nationale porcine française.

Histoire

Inaporc est une association qui regroupe les professionnels de la filière porcine en France. Créée en 2002[1], elle est reconnue par les pouvoirs publics en 2003[2].

En , la Fédération des industriels de la charcuterie quitte l'Inaporc sur un constat de désaccord[3]. D'une façon générale, Au sein d'Inaporc, « Les transformateurs pensent que la différenciation qualitative de la production pour satisfaire la demande en viande sous label bio ou sous label rouge est un enjeu fort alors qu'a contrario les producteurs, concentrés sur la maîtrise des coûts, font de la standardisation de la production un enjeu important »[4].

En , le rapport du Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux dresse un bilan de l'action de l'interprofession. Les réussites tiennent au travail commun avec l'Interbev, à la coopération avec l'IFIP, ainsi qu'à la prise de conscience progressive, après 2002, de la nécessité d'une action collective. Les limites de l'action d'Inaporc sont dues à un certain nombre de facteurs, parmi lesquels les écarts de cultures entre éleveurs habitués à l'action collective, et entrepreneurs plus individualistes, la prudence des acteurs dans un contexte de crise, et les antagonismes des intérêts des différents acteurs : « la trop forte concentration économique des entreprises, quel que soit le maillon de la filière induit des comportements et des postures peu favorables à l’action collective. Les grandes entreprises qui dominent leur segment d'activité, ne souhaitent pas s’engager pleinement dans l'action collective ». Enfin, le rythme annuel de conclusion des accords ne permet pas d'engager d'actions sur le long terme[4].

Inaporc est sollicitée en 2017 par l'association Welfarm sur l'utilisation en élevage porcin de l'hormone équine[5].

En , la Fédérations des industriels de la charcuterie décide de réintégrer Inaporc suite à une médiation du ministère de l’Agriculture et à son implication dans l’élaboration du plan de filière de l’interprofession en [6].

Gouvernance

Son président est Guillaume Roué, également président de la coopérative bretonne Prestor[7].

Les membres de l’interprofession sont les fédérations professionnelles représentatives de chaque métier de la filière porcine française[8].

  • Métiers de l'alimentation animale : Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA), Coop de France nutrition animale ;
  • Métiers de l'élevage : Fédération nationale porcine (FNP), Coordination rurale, Coop de France bétail et viande, Comité régional porcin (CRP) Pays de la Loire, Association régionale interprofessionnelle porcine (ARIP) Normandie, CRP Bretagne, Comité régional porcin autres régions ;
  • Métiers de l'abattage-découpe : Coop de France bétail et viande, SNIV / SNCP, Fédération des industries et du commerce en gros des viandes (FEDEV), FNEAP ;
  • Métiers de la charcuterie salaison : Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viande (FICT) ;
  • Métiers de la distribution : Fédération du commerce et de la cistribution (FCD), CFBCT, CNCT, Restau’Co.

Financement

Inaporc est financée, en 2010, par des contributions volontaires obligatoires auprès des professionnels de la filière à hauteur de 8 142 000 euros[9].

L'interprofession choisit en 2013 d'ôter le caractère obligatoire aux cotisations volontaires, le contrôle exercé par l’État s’est donc considérablement amoindri[4]. Les contributions volontaires s'élèvent en 2015 à 7 694 217 euros[4], dont près de 4 000 000 euros collectés par les membres de la Fédération des industriels de la charcuterie[4].

Engagements

Inaporc adopte en un plan de filière qui fixe la stratégie qui sera déployée sur les cinq prochaines années pour rendre la filière dynamique, rentable et durable au bénéfice de tous ses membres[10]. Le plan a été construit avec les parties prenantes de l’interprofession.

Dans le plan de filière, l’interprofession a pris des engagements visant à structurer une nouvelle segmentation du marché située entre le standard et les labels, nécessaire face à la multiplication des démarches privées[11]. Par ailleurs, plusieurs objectifs pour monter en gamme ont été définis, parmi lesquels un développement des IGP et des AOP, du label rouge et du bio. A ce jour, le marché du porc est composé de 11% de signes officiels de qualité et le plan de filière prévoit de passer à 30%. Par ailleurs, Inaporc a proposé de créer un comité de liaison avec les associations représentant la société civile (consommateurs, environnement, bien-être, caritative)[12].

Activités

Actions techniques et de recherche

Inaporc finance des actions techniques et de recherche réalisées par l'IFIP, l'institut du porc[13].

Communication

L'interprofession réalise des campagnes de communication et de promotion des produits porcins[14],[15]. Son logo est créé en [15],[16].

Inaporc est présente au salon de l'agriculture[17].

L'interprofession s'efforce de promouvoir une communication collective et loyale au sein de la filière[18].

Selon le rapport d'Inaporc sur l'avenir de la production porcine, « Au cours des 30 dernières années, la filière porcine française a accompli des efforts remarquables en santé animale, zootechnie, hygiène et salubrité des produits… qui la placent au premier rang européen et même mondial. Ces dernières années, la filière s’est engagée résolument dans la mise en place d’équipements performants pour réparer les atteintes causées à l’environnement. Malgré cela, elle continue à se heurter à l’incompréhension et à l’hostilité (certains disent même à « l’autisme ») [sic] d’une partie de la société. Cette incompréhension résulte pour une bonne part d’un manque d’information sur la filière porcine »[19].

Lobbying

Pour l'année 2017, Inaporc déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying pour le compte de 12 clients. Ses dépenses déclarées pour l'activité de représentation d'intérêts n'excèdent cependant pas 25 000 euros[20].

Inaporc « défend les intérêts de la filière porcine française et met en œuvre des actions collectives d’intérêt général »[2], et plaide pour une meilleure compétitivité internationale[21],[22].

Notes et références

  1. E.C., « Communiquer auprès des consommateurs pour consolider l'image du porc », La France agricole,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  2. a et b « Inaporc, c'est quoi ? », sur leporc.com (consulté le 27 mai 2018)
  3. « Porc. Les industriels charcutiers quittent Inaporc », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  4. a b c d et e Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux, « INAPORC l'interprofession de la filière porcine », sur agriculture.gouv.fr, (consulté le 5 juin 2018), p. 21, 24, 40
  5. Sarah Finger, « Des juments saignées aux quatre veines pour l’élevage français », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  6. « Inaporc. Les charcutiers reviennent dans l'interprofession », sur letelegramme.fr,
  7. Stanislas du Guerny, « Méga fusion dans la production de porcs », sur lesechos.fr, (consulté le 27 mai 2018)
  8. « Les membres d’INAPORC », sur leporc.com (consulté le 7 juillet 2018)
  9. « Cartographie de la fiscalité affectée, selon le périmètre retenu pour le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (2007-2013) », sur data.gouv.fr (consulté le 27 mai 2018)
  10. « #EGalim - Les plans de filières », sur agriculture.gouv.fr,
  11. « Plan de filière : la filière porc veut structurer une « nouvelle segmentation » », sur agrapresse.fr, (consulté le 20 octobre 2018)
  12. « La filière porcine va monter en gamme, sans négliger la compétitivité », sur lepoint.fr, (consulté le 20 octobre 2018)
  13. CGAAER, Les interprofessions, , 77 p. (lire en ligne), p. 28
  14. Marie Cadoux, « Le porc français s’offre une campagne sur la toile », lsa-conso.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  15. a et b Marie Cadoux, « Le porc français part en campagne », lsa-conso.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  16. Hélène Chaligne, « Un logo garantissant naissance, élevage, abattage et transformation en France », La France agricole,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  17. Arthur Berdah, « Emmanuel Macron sifflé par des éleveurs au Salon de l'agriculture », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  18. Mathieu Robert, « Porc : la filière veut clarifier le « sans antibiotique » », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  19. Jocelyne Porcher, Cochons d'or. L'industrie porcine en questions, Versailles, Quae, , 260 p. (ISBN 978-2-7592-0638-4, lire en ligne), p. 173-244
  20. « Fiche Organisation « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur hatvp.fr (consulté le 27 mai 2018)
  21. Maxime Brigand, « Pourquoi le porc français est-il plus cher que celui des voisins européens ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
  22. Christophe Alix, « Malgré la cotation, le porc a du mal à trouver preneurs », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mai 2018)
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