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Jean Andrieu

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Jean Andrieu
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Jean AndrieuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jean Andrieu est un photographe français né à Montaigu-de-Quercy en 1816, et mort vers 1874.

Biographie

Vue générale de Naples, photographie stéréoscopique numéro 1539.
Vue générale de Naples, photographie stéréoscopique numéro 1539.

Jean Andrieu[1] (parfois aussi Jean Jules[2] ou Jules Andrieu[3]) est né à Montaigu-de-Quercy en 1816. Il s'installe comme photographe à Paris. Son nom apparaît en 1862 dans l'Almanach du commerce et de l'industrie. il occupe un atelier parisien au 35, rue Montholon, puis au 53, rue Montmartre et enfin au 7, rue Saint-Lazare. Il se spécialise dans la photographie stéréoscopique[4], et donne également des cours de photographie[3].

En 1865, il devient « Photographe officiel pour le ministère de la Marine et des Colonies ». Il publie en outre, sous la marque JA, des vues d'Italie, comme celle de l'Etna en éruption, de Suisse et de Savoie[4]. Il effectue également un reportage sur l'Espagne et rapporte des vues des Pyrénées.

En 1874, Adolphe Block reprend son stock d'atelier, et Andrieu n'apparaît plus sur le registre du commerce après 1876[3].

Œuvre photographique

Il publie en 1868 un premier catalogue de ses photographies. Il réalise en 1869 une série de clichés de ruines, lors d'un voyage en Palestine et en Égypte'"`UNIQ--nowiki-00000018-QINU`"'3'"`UNIQ--nowiki-00000019-QINU`"'.

En 1871, il se spécialise dans la photographie de bâtiments parisiens détruits, juste après la Commune de Paris[5]. Ces photographies sont enregistrées au dépôt légal le sous le titre « Désastres de la guerre ». Il existe également un recueil de photographies stéréoscopiques peintes à la main[3].

Plusieurs de ses photographies servent d'inspiration à des gravures parues dans L'illustration, représentant le pont d'Argenteuil détruit[6] et la salle des fêtes éventrée de l'Hôtel de ville de Paris[7].

  • Le réservoir du grenier d'abondance
    Le réservoir du grenier d'abondance
  • Galeries de la paix du Palais des Tuileries
    Galeries de la paix du Palais des Tuileries
  • Le pont de chemin de fer d'Argenteuil
    Le pont de chemin de fer d'Argenteuil
  • Ruines de la Commune de Paris. L'angle de la rue de Lille et de la rue du Bac
    Ruines de la Commune de Paris. L'angle de la rue de Lille et de la rue du Bac
  • Salle des séances du Conseil d'état
    Salle des séances du Conseil d'état
  • Le pont de Choisy-le-roi
    Le pont de Choisy-le-roi
  • Le ministère des Finances
    Le ministère des Finances

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Références

  1. Catherine Carponsin-Martin, « Stéréothèque - Archeogrid », sur www.stereotheque.fr, (consulté le 5 février 2021)
  2. « Jean Andrieu », sur Le Stéréopôle (consulté le 5 février 2021)
  3. a b c d et e Bajac 2000, p. 120.
  4. a et b « Musée d'Orsay: Notice d'Artiste », sur www.musee-orsay.fr (consulté le 4 février 2021)
  5. Éric Fournier, « Les photographies des ruines de Paris en 1871 ou les faux-semblants de l’image », Revue d'histoire du XIXe siècle. Société d'histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, no 32,‎ , p. 137–151 (ISSN 1265-1354, DOI 10.4000/rh19.1101, lire en ligne, consulté le 4 février 2021)
  6. Allison MacDuffee, « Parmi les ruines. Les photographies du XIXe siècle, moment fort de l’exposition Monet », sur www.beaux-arts.ca, (consulté le 4 février 2021)
  7. Bajac 2000, p. 32.

Voir aussi

Bibliographie

  • Quentin Bajac (Commissaire de l'exposition au musée d'Orsay), La Commune photographiée, Paris, Réunion des musées nationaux, , 127 p. (ISBN 2711840077).
  • Éric Fournier, « La Commune de 1871 : un sphinx face à ses images », Sociétés & Représentations,‎ , p. 245-257 (lire en ligne).

Liens externes

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