Jean Le Moyne - Wikiwand
For faster navigation, this Iframe is preloading the Wikiwand page for Jean Le Moyne.

Jean Le Moyne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La mise en forme de cet article est à améliorer (novembre 2017). La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ». Comment faire ? Les points d'amélioration suivants sont les cas les plus fréquents. Le détail des points à revoir est peut-être précisé sur la page de discussion. Les titres sont pré-formatés par le logiciel. Ils ne sont ni en capitales, ni en gras. Le texte ne doit pas être écrit en capitales (les noms de famille non plus), ni en gras, ni en italique, ni en « petit »… Le gras n'est utilisé que pour surligner le titre de l'article dans l'introduction, une seule fois. L'italique est rarement utilisé : mots en langue étrangère, titres d'œuvres, noms de bateaux, etc. Les citations ne sont pas en italique mais en corps de texte normal. Elles sont entourées par des guillemets français : « et ». Les listes à puces sont à éviter, des paragraphes rédigés étant largement préférés. Les tableaux sont à réserver à la présentation de données structurées (résultats, etc.). Les appels de note de bas de page (petits chiffres en exposant, introduits par l'outil «  Source ») sont à placer entre la fin de phrase et le point final[comme ça]. Les liens internes (vers d'autres articles de Wikipédia) sont à choisir avec parcimonie. Créez des liens vers des articles approfondissant le sujet. Les termes génériques sans rapport avec le sujet sont à éviter, ainsi que les répétitions de liens vers un même terme. Les liens externes sont à placer uniquement dans une section « Liens externes », à la fin de l'article. Ces liens sont à choisir avec parcimonie suivant les règles définies. Si un lien sert de source à l'article, son insertion dans le texte est à faire par les notes de bas de page. Insérer une infobox (cadre d'informations à droite) n'est pas obligatoire pour parachever la mise en page. Pour une aide détaillée, merci de consulter Aide:Wikification. Si vous pensez que ces points ont été résolus, vous pouvez retirer ce bandeau et améliorer la mise en forme d'un autre article.
Jean Le Moyne
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Sénateur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Suzanne Rivard-Lemoyne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Distinctions

Jean Le Moyne ( à Montréal - à Ottawa) est un écrivain, qui a été sénateur, journaliste, fonctionnaire, commentateur et conseiller politique québécois, de même que cofondateur de la revue littéraire La Relève.

Il est considéré comme l'un des essayistes marquants du Québec et du Canada en général. Il a joué un rôle majeur pour faire connaître le poète Saint-Denys Garneau. Ses intuitions sur l'art et sur la technologie, entre autres, ont été célébrées par le grand musicien Glenn Gould. Dans la dernière partie de sa vie, il a travaillé à opérer la jonction entre la culture classique et une nouvelle science de la machine appelée mécanologie.

Jean Le Moyne a été l'un des membres fondateurs du mouvement laïque de langue française au début des années soixante. Il a été adjoint du Premier ministre Pierre Elliott Trudeau, à Ottawa, de 1969 à 1978. Il a siégé au Sénat du Canada pour le Parti libéral du Canada de 1982 à 1988.

Biographie

Jean Le Moyne est né à Montréal le . Son père qui a étudié la médecine à Paris et s'est spécialisé en oto-rhino-laryngologie est un homme cultivé qui l'initie très tôt aux grandes interrogations religieuses et métaphysiques.

Après des études classiques au Collège Sainte-Marie, à Montréal, il entreprend des études en philosophie, mais doit renoncer à cause de sa surdité. Il participe à la fondation de la revue La Relève en 1934 (devenue La Nouvelle Relève en 1941), dont il sera l'un des collaborateurs réguliers. À cette époque de l'entre-deux guerres, il séjourne plusieurs fois en Europe, où il rencontre le philosophe Jacques Maritain et d’autres grands penseurs chrétiens. En 1938, il participe au Congrès des Études carmélitaines. En 1941, il entre à La Presse comme traducteur et journaliste. En 1943, il passe au journal Le Canada, où il devient éditorialiste et inaugure une page littéraire hebdomadaire. Durant les années 1940 et 1950, il signe de nombreux articles qui le feront reconnaître comme l'un des critiques littéraires les plus importants de l'époque.

Avec Robert Élie, il prépare l'édition du Journal (Beauchemin, 1945), puis des Poésies complètes de Saint-Denys Garneau (Fides, 1949). En 1951, il fait partie de la première équipe du service français de la Presse canadienne. Il collabore à Radio-Canada, et à diverses revues, dont La Revue dominicaine et Cité Libre.  De 1953 à 1959, il est rédacteur en chef de La Revue Moderne. En 1959, il entre à l'Office national du film (ONF) comme recherchiste et scénariste.

En 1961, il publie un livre marquant aux éditions HMH : Convergences, un recueil de réflexions critiques et philosophiques sur la société canadienne-française, la religion, la littérature, la musique, le cinéma et autres sujets. Le livre est aussitôt acclamé pour la pénétration de la pensée et la force de l'expression, ce qui place d’emblée l’auteur parmi les plus grands essayistes du Canada français. Il obtient de nombreux prix, dont le prix du Gouverneur général, le prix Athanase-David et le prix France-Canada. Traduit en anglais par Philip Stratford, il paraîtra chez Ryerson à Toronto, en 1966. Le livre est l'objet d'une dénonciation de la part de la part de l'Église et de demande de retrait et d'élagage dans les librairies[1].

En 1961, Jean Le Moyne fait un séjour à Chicago et à San Francisco à titre de boursier du Conseil des Arts du Canada, pour étudier la philosophie américaine. Durant les années soixante, il travaille comme scénariste et réalisateur à l'ONF. En même temps, que ce soit pour des films, des émissions de radio et de télévision, des conférences, des colloques ou des commissions d'enquête, il produit plusieurs études, commentaires, réflexions et rapports sur divers sujets : la situation de la femme, la pédagogie, le cinéma documentaire, la cybernétique, la machine, etc. Sa pensée s’oriente de plus en plus vers l'intégration de la machine dans le discours culturel, en somme une nouvelle philosophie de la machine ou mécanologie : ce qui deviendra l'un de ses sujets de préoccupation majeure dans la dernière partie de sa vie, où il élabore un livre intitulé Itinéraire mécanologique, resté inachevé. Avide de philosophie, il rencontrera Gilbert Simondon lors d'un entretien en 1968, qu'il filme pour le compte de l'Office national du Film.

Parmi les nombreux films auxquels il participe à l'ONF, à titre de réalisateur, producteur, scénariste ou commentateur (voir la Filmographie,ci-dessous), il y en a un en 1962, intitulé La France revisitée, qui raconte le choc de son retour en France après vingt-cinq ans. Ce projet de film est initié par Hubert Aquin dans le cadre de la série Civilisation française (qui deviendra par la suite Ceux qui parlent français); la réalisation et l'écriture du film devaient au départ être assumés par les deux hommes. Au début des années soixante, il révise avec l'écrivain John Glassco la traduction anglaise du Journal de Saint-Denys-Garneau, paru chez McClelland & Stewart (Toronto, 1962). En 1967, il termine la préparation du recueil des Lettres de Saint-Denys Garneau à ses amis, paru aux Éditions HMH. En 1968, il obtient le Prix Molson, pour sa contribution insigne aux arts et aux lettres au Canada.

De 1969 à 1978, il est adjoint du premier ministre Pierre Elliot Trudeau, à Ottawa. En 1972, de concert avec le professeur John F. Hart, il organise le premier colloque international de mécanologie (discours sur la machine en tant que telle) au Centre culturel canadien à Paris. Un deuxième colloque aura lieu à Paris en 1976. En 1982, il est fait compagnon de l'Ordre du Canada. Il est nommé au Sénat du Canada, le . Il collabore activement à de nombreux comités du Sénat jusqu'à sa retraite en 1988.

Jean Le Moyne est décédé à Ottawa, le . Il a été inhumé à Montréal, au Cimetière du Mont-Royal.

Ouvrages publiés

  • Les Juifs au Canada, Montréal, La Revue dominicaine, 1947.
  • Convergences, Montréal, Éditions HMH, 1961.
  • Convergence - essays from Quebec, Toronto, Ryerson Press, 1966.
  • Au bout de mon âge, Jean Le Moyne et al., Montréal, Hurtubise HMH; Editions Ici Radio-Canada, 1972.
  • Convergences, Montréal, Éditions Fides, «Collection du nénuphar», 1992.
  • Itinéraire mécanologique (huit premiers chapitres), Montréal, Écrits du Canada français, 1982.
  • Une parole véhémente, hommages collectifs à Jean Le Moyne et textes inédits édités par Roger Rolland et Gilles Marcotte, Montréal, Éditions Fides, 1998.

Filmographie

  • L'essor féminin, ONF, 1959. Commentaire.
  • Aujourd'hui l'indépendance, ONF, 1960. Co-scénariste.
  • Les grands espoirs, ONF, 1960. Scénario et commentaire.
  • Les femmes parmi nous, ONF, 1961. Recherche.
  • Golden Gloves, ONF, 1961. Scénario et commentaire.
  • Le Canada en guerre, ONF, 1962. Co-producteur.
  • Une main amicale, ONF, 1962. Commentaire.
  • La France revisitée, ONF, 1963. Réalisation, scénario et commentaire.
  • Les Huttérites, ONF, 1964. Commentaire.
  • Parallèles et grand soleil, ONF, 1964. Commentaire.
  • La Bourse et la vie, ONF, 1965. Recherche et commentaire.
  • Comment savoir, ONF, 1966. Commentaire

Honneurs

Notes et références

Notes et références

  1. Martin Doré, Landry, Kenneth, 1945- et Lever, Yves, 1942-, Dictionnaire de la censure au Québec : littérature et cinéma, Fides, (ISBN 2-7621-2636-3 et 978-2-7621-2636-5, OCLC 63468049, lire en ligne), p. 142-144
{{bottomLinkPreText}} {{bottomLinkText}}
Jean Le Moyne
Listen to this article