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Jules Van Praet

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Jules Van Praet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Jules Frédéric Joseph Augustin Van Praet (Bruges, - Bruxelles, ) est une personnalité politique belge. Il est l'un des principaux conseillers et le principal collaborateur du roi Léopold Ier.

Biographie

Avant 1830

Né à Bruges dans une famille d'imprimeurs et de bibliophiles, il vit une enfance heureuse dans un milieu cultivé et privilégié. Son grand-père imprimant des livres, son oncle en classant et, lui, en écrivant.

Après avoir obtenu un doctorat en droit à l'Université de Gand en 1826, il est engagé à la bibliothèque communale de sa ville natale. Il consacre une partie de son temps à l'étude de l'évolution politique de l'Europe depuis le Moyen Âge. C'est ainsi qu'il rédige, dans un style sobre imprégné de l'archaïque rigueur des vieux auteurs, une Histoire de la Flandre depuis Guy de Dampierre jusqu'aux ducs de Bourgogne (1828) et De l'origine des communes flamandes et de leur établissement. Le , il est nommé conservateur des archives à Bruges où il semble promis à une carrière ronronnante. Il est appelé à se rendre à Bruxelles quelques jours après la proclamation de l'indépendance de la Belgique.

Collaborateur le plus proche du roi

Jules doit venir à Bruxelles. On trouvera ici à le caser avantageusement. Sur les conseils insistants de son ami et beau-frère, Paul Devaux, il quitte sa ville natale de Bruges, où son poste de conservateur des archives lui laissait assez de loisir pour publier des livres d’histoire, sans trop y croire. Après tout, cela vaut peut-être la peine d’essayer. Avec Lebeau, Charles Rogier et Van Hulst, Paul[Qui ?] a participé à la fondation d’une petite gazette frondeuse, le Mathieu Laensbergh (aussi Almanach de Liège), qui dénonce l’arbitraire du roi des Pays-Bas. Il est donc en première ligne lors des journées de septembre 1830 qui mèneront à l'indépendance de la Belgique.

Désarmante de franchise naïve, sa lettre de sollicitation au patron libéral fait mouche : Je suis embarrassé de m’expliquer avec vous pour une double raison, parce que je n’ai pas de demande décidée à faire et parce que je ne sais pas ce que l’on peut demander. Affecté au Comité diplomatique, il accompagne le duc d’Aerschot à la conférence de Londres. En chemin, il prend langue avec les délégués du Congrès National venus rencontrer le prince Léopold. Sa connaissance de l’anglais est utile et appréciée lors des négociations à Marlborough House. Quatre jours avant d’embarquer pour la Belgique, Léopold Ier en fait son secrétaire particulier, une fonction dans laquelle il sera confirmé, sans l’ombre d’une hésitation, par son successeur dont il sera le mentor avant d’être mis un peu de côté.

Avec ses courts favoris, sa mise toujours soignée, sa courtoisie et son flegme légendaire, Van Praet ressemble à un parlementaire britannique, la bonhomie et la malice dans le regard en plus. Fin diplomate et connaisseur de l’âme humaine, dépourvu de tout esprit de clocher, il excelle à arrondir les angles, à expliquer inlassablement. Aux rapports de force ou à la ruse, il préfère laisser du temps au temps et profiter des opportunités lorsqu’elles se présentent. Sa politique est pratique, raisonnée et de sang froid.

Homme de l’ombre et confident, il est dépositaire de secrets qu’il sait garder. À qui se montre trop curieux, il oppose la distance et, s’il insiste, l’ironie. Tout est jugé en fonction des impératifs de la patrie, sa sécurité et son bien-être. Il vit sa mission comme un sacerdoce et a renoncé à se marier parce que cela diminuerait la liberté de mon travail et même mon crédit à la Cour et dans l’opinion. Ses rares heures de loisirs, il les passe dans son hôtel de la rue Ducale, au milieu de sa collection de peintures contemporaines, comme un amateur de tulipes dans son petit jardin.

Il prend plaisir à étudier les hommes, découvrir leurs faiblesses, leurs vanités, leur côté caricatural et se révèle un portraitiste talentueux. De Léopold Ier, il dira après l'avoir rencontré à Londres, Le Prince est grand, maigre, pâle. Il a l'air froid et triste mais assez sentimental. On lui donneait plus que son âge. C'est une figure qui a souffert.

Pour accroître sa crédibilité auprès des ministres de son gouvernement, dont certains semblent s’offusquer d’avoir à traiter avec un simple secrétaire, Léopold le fait ministre de la Maison du Roi (1840), une fonction créée sur mesure qui fera dire aux mauvaises langues que ce septième ministère est plus puissant que tous les autres.

Il est inhumé au Cimetière de Laeken[1].

Sources et Littérature

  • Emile BANNING, Jules Van Praet, dans: Moniteur Belge, 1/01/1888
  • E. DISCAILLES, Jules Van Praet, dans: Biographie nationale de Belgique, T. XVIII, col. 154-163
  • Alphonse Wauters, Jules Van Praet, dans: Annuaire de l'Académie Royale de Belgique, 1890
  • baron de HAULLEVILLE, Portraits et silhouettes, T. 1er, Bruxelles, 1892
  • G. CHARLIER, Stendhal et les Van Praet, dans: Revue d’histoire littéraire de la France, 1922, pp. 492-494
  • G. CHARLIER, Stendhal et ses amis belges, Paris (ed. Le Divan), 1932
  • A. DE RIDDER, Une mission de Jules Van Praet à Londres en 1838, dans: Bulletin de la Commission Royale d’Histoire, T. LXXXVIII, 1924
  • Louis DE LICHTERVELDE, Leopold II, Bruxelles, 1926
  • Louis de LICHTERVELDE, Léopold 1er et la formation de la Belgique contemporaine, Bruxelles, 1929
  • Carlo Bronne, Léopold 1er et son temps, Bruxelles, 1942
  • Carlo BRONNE, Jules Van Praet, Ministre de la Maison du Roi, Bruxelles, 1943
  • Carlo BRONNE, La comtesse Le Hon, Bruxelles, 1952
  • Piet VERMEIR, Leopold I, Dendermonde, Deel I, 1965, Deel II, 1967
  • J. VANDAMME, Het bibliotheekwezen in Brugge vóór 1920, Brugge, 1971
  • André VANDEWALLE, Beknopte inventaris van het stadsarchief van Brugge, Deel I: Oud Archief, Brugge, 1979
  • Jean STENGERS, L'Action du Roi en Belgique depuis 1831. Pouvoir et influence, Paris - Louvain-La Neuve, 1992
  • Alphonse VANDENPEEREBOOM, La fin d'un règne. Notes et souvenirs, Gand, 1994.
  • Andries VAN DEN ABEELE, Jan Baptist Herregoudts, schilder en brouwer, dans: Biekorf, 1995, blz. 87-92
  • Andries VAN DEN ABEELE, Drukker Joseph Van Praet in de Kuipersstraat, dans: Biekorf, 1995, blz. 200-211
  • Andries VAN DEN ABEELE, De Herregouds-portretten en Jozef Van Praet, dans: Biekorf, 1995, blz. 286-288
  • Andries VAN DEN ABEELE, De Brugse drukker-uitgever Joseph Van Praet (1724-1792) en zijn tijd, dans: Handelingen Genootschap voor geschiedenis Brugge, 1996, blz. 98-138
  • Andries VAN DEN ABEELE, De zoons van drukker-uitgever Joseph Van Praet, dans: Biekorf, 1997, blz. 206-221
  • Gustaaf JANSSENS & Jean STENGERS (dir.), Nouveaux regards sur Léopold Ier et Léopold II, Fonds d’Archives Goffinet, Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, 1997.
  • G. LACAMBRE, dans Catalogue exposition Paris-Bruxelles, Bruxelles-Paris, Bruxelles, Fonds Mercator, 1998
  • G. KIRSCHEN, Léopold avant Léopold Ier, Bruxelles, 1998
  • Andries VAN DEN ABEELE, Jules Van Praet, dans: Bulletin de l'Association royale de la noblesse, 2002
  • Henriette CLAESSENS, Leven en liefdes van Leopold I, Lannoo, Tielt, 2002
  • Andries VAN DEN ABEELE, Bibliotheken en boekenbedrijf in Brugge op het einde van de 18de eeuw. De wereld omheen Joseph-Ignace Van Praet, dans: Ludo VANDAMME (uitg.), The Founding Fathers, het bibliotheeklandschap in Brugge omstreeks 1800, Brugge, 2004

Notes et références

  1. Derniers Domiciles Connus
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