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La Charge héroïque

La Charge héroïque

Titre original She Wore a Yellow Ribbon
Réalisation John Ford
Scénario Frank S. Nugent
Laurence Stallings
Acteurs principaux
Sociétés de production Argosy Pictures
Pays d’origine
États-Unis
Genre Western
Durée 103 minutes
Sortie 1949


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon) est un western américain de 1949, réalisé par John Ford. Après Le Massacre de Fort Apache (1948), le film est le second volet de la trilogie que le réalisateur consacra à la cavalerie américaine — suivra, en 1950, Rio Grande —, dans laquelle John Wayne est à chaque fois de la distribution.

Synopsis

1876. Après la défaite de Custer à Little Big Horn, la tension s’intensifie sur les frontières de l’Ouest, où les tribus indiennes commencent à se regrouper pour partir en guerre contre les « visages pâles », qu'ils veulent chasser de leurs terres. Dans un poste isolé, le capitaine Nathan Brittles (John Wayne), à la veille de prendre sa retraite, doit faire face à ce soulèvement. Ami d’un vieux chef indien, il fera tout pour éviter que le sang ne soit versé et, à cette fin, effectuera en dernier ressort un raid audacieux, mais pensé pour ne coûter la vie à personne. Entre-temps, nous assistons au déroulement de la vie quotidienne au Fort, où notamment deux jeunes lieutenants se disputent les faveurs de la nièce du commandant (Joanne Dru). Celle-ci arbore un ruban jaune (le yellow ribbon du titre original) signifiant, dans la tradition de la cavalerie américaine, que son cœur est pris[1].

Fiche technique

Distribution

Cabane de Nathan Brittles dans le film.
Cabane de Nathan Brittles dans le film.
  • Joanne Dru et John Wayne
    Joanne Dru et John Wayne
  • John Wayne
    John Wayne
  • Harry Carey Jr., Joanne Dru et John Agar
    Harry Carey Jr., Joanne Dru et John Agar

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Analyse

Cavalry Charge on the Southern Plains, un tableau de Frederic Remington (1907) dont s'inspire John Ford[2].
Cavalry Charge on the Southern Plains, un tableau de Frederic Remington (1907) dont s'inspire John Ford[2].

Sorti après Fort Apache et avant Rio Grande, ce film est le deuxième volet du triptyque consacré à la cavalerie américaine. Trois films, trois hommages différents : celui-ci s'intéresse en particulier à la chaîne de commandement, dans laquelle le Capitaine Brittles est au centre. Si la paperasserie est en premier lieu traitée humoristiquement, elle devient un outil pour Brittles qui, 4 heures avant sa retraite officielle, donne ses derniers ordres en plusieurs exemplaires ! De même, le rôle du trompette qui, au simple son de son instrument, transmet ordres et commandements, est remarquable. La discipline, le courage des troupes, etc., toutes ces qualités sont vantées sur l'ensemble de la Frontière commandée par des figures patriotiques tels que Philip Sheridan, William Shermann ou Robert Lee.

Alors que les Indiens sont déjà mentionnés dans Fort Apache par la présence de Cochise, qui se bat pour de justes causes, la coalition d'indiens sur le sentier de la guerre est ici montrée de manière plus brutale : attaques de la diligence et des fermiers aux environs, tortures du responsable corrompu des Affaires indiennes… Mais c'est la ruse de la Cavalerie qui réussira là où les palabres du sage Pony The Walks et de Brittles ont échoué.

La Monument Valley, décor favori de Ford, est omniprésente ; chacune des scènes qui y sont tournées cadre ces grands espaces désertiques, quasiment d'un autre monde, où les pitons rocheux sont les uniques points de repères. Entre un climat frais dans ces étendues presque vides et les pics de chaleur induisant pluies torrentielles et orages, les conditions climatiques rudes et extrêmes font partie des topos d'un Ouest mythique conquis par des pionniers fiers et courageux. Toujours sanglés dans leurs uniformes, le foulard jaune que portent les soldats ne fait pourtant pas partie de la tenue réglementaire.

Le fameux « yellow ribbon » du titre original, dont le jaune rappelle la couleur distinctive de l'U.S. Cavalry, fait référence à cette habitude, commune à de nombreux pays, d'arborer ce genre de ruban pour rappeler qu'on attend le retour d'un amour, d'un proche. Popularisée aux États-Unis, cette coutume entraîne la création de nombreuses chansons et poèmes s'y rapportant[3].

Distinctions

Notes et références

  1. Très largement inspiré de : Erick Maurel, La Charge héroïque, site Dvdclassik, avril 2005.
  2. (en) John Murray, Cinema Southwest, Northland, , p. 59
  3. Extrait (ou très largement inspiré) de : Erick Maurel, La Charge héroïque, site Dvdclassik, bonus du DVD, avril 2005.
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