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Min Aung Hlaing

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Min Aung Hlaing

Min Aung Hlaing, en avril 2019.
Fonctions
Président du Conseil administratif d'État
En fonction depuis le
(3 mois et 14 jours)
Président Myint Swe (intérim)
Prédécesseur Fonction créée
Commandant en chef des Forces armées birmanes
En fonction depuis le
(10 ans, 1 mois et 16 jours)
Prédécesseur Than Shwe
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Tavoy (Birmanie)
Nationalité Birmane
Profession Militaire

Min Aung Hlaing (မင်းအောင်လှိုင်), né le à Tavoy (région de Tenasserim), est un général et homme d'État birman.

Il est commandant en chef de l’armée et dirige de facto le pays depuis le en tant que président du Conseil administratif d'État à la suite du coup d'État militaire qu'il mène.

Biographie

Le père de Min Aung Hlaing est ingénieur civil au ministère de la construction. Min Aung étudie le droit à l'Université des arts et des sciences de Rangoon de 1972 à 1973, avant de rejoindre la Defense Services Academy à la 19e session de 1974. Il occupe des postes de commandement dans l'armée. Il se fait connaître en 2009 pour avoir mené une offensive contre l'armée insurgée de l'Alliance démocratique des nationalités du Myanmar à Kokang[1]. Il est nommé successivement lieutenant général (fin 2009) ; le il devient le nouveau commandant en chef des forces armées du Myanmar, en remplacement du chef de l'État sortant et chef de la junte, le général en chef Than Shwe ; vice Senior General en et enfin Senior General en .

L'importance du général en Birmanie

L’historien Thant Myint-U estime que depuis les années 1990 l'armée a toujours un rôle central dans le pays et qu'il y a toujours un homme fort en la personne de Min Aung Hlaing[2].

La répression des Rohingya

L'ONU et la plupart des pays et observateurs condamnent l'action de l'armée et donc celle de Min Aung Hlaing contre les Rohingyas qualifiée de nettoyage ethnique. Le commandant en chef le nie et déclare « que cette campagne n'était que la réponse aux attaques d’extrémistes Bengalis du 25 août »[3]. Il rencontre le pape le et lui affirme qu’il n’y a pas de persécution dans son pays[4].

Coup d'État

Le , Min Aung Hlaing conteste les résultats du scrutin et appelle à une vérification des listes électorales, sans quoi l'armée interviendrait pour résoudre la crise politique. La commission électorale dément ces accusations[5]. Le , l'armée dément vouloir perpétrer un coup d'État[6].

Le vice-président Myint Swe, membre du PUSD, devient président par intérim et transfère, comme l'autorise la Constitution[7],[8],[9],[10],[11] les pleins pouvoirs au chef de l'armée, Min Aung Hlaing, qui proclame l'état d'urgence pour un an et dissout le parlement[12].

Accusation par l'ONU de crimes contre l’humanité et crimes de guerre

Un rapport de l’ONU, publié le , accuse le commandant en chef de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre[13]. Ce sont les massacres à grande échelle commis par l’armée birmane contre les Rohingya, qui constituent les faits visés[14]. La commission de l'ONU chargée de l'enquête, dirigée par Marzuki Darusman, vise également cinq autres personnes, dont l'adjoint du commandant en chef, le général Soe Win. À la suite de la publication du rapport de l’ONU le réseau social Facebook annonce avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée[15], ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.

Notes et références

  1. (en) David Paquette, « Min Aung Hlaing Appointed Vice-Senior General », Irrawaddy,‎ (lire en ligne)
  2. Arnaud Vaulerin, « Thant Myint-U : «La Birmanie n’a jamais été totalement en paix» », Libération,‎
  3. Thomas Cluzel, « Rohingyas : l'armée birmane assume le nettoyage ethnique », sur franceculture.fr,
  4. Harold Thibault, « En Birmanie, le général Min Aung Hlaing au centre du jeu », Le Monde,‎  :

    « Ses troupes ont beau être accusées de nettoyage ethnique contre les Rohingya par le représentant des Nations unies sur les droits de l’homme, les Etats-Unis et une flopée d’autres acteurs internationaux, le plus haut gradé de la Tatmadaw est « aimé » par plus de 1,3 million de personnes sur le réseau social. »

  5. Bruno Philip, « En Birmanie, des cadres de l’armée font planer la menace d’un coup d’Etat », Le Monde, (consulté le 2 février 2021).
  6. AFP, « Birmanie : l'armée dément les rumeurs de coup d'Etat », Euronews, (consulté le 2 février 2021).
  7. (en) « Statement from Myanmar military on state of emergency », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2021)
  8. (en) « Emergency Powers in Myanmar », sur Melissa Crouch, (consulté le 2 février 2021)
  9. (en-GB) « Myanmar latest: NLD calls for Suu Kyi's release », sur Nikkei Asia (consulté le 2 février 2021)
  10. (en-GB) « Myanmar coup: Aung San Suu Kyi detained as military seizes control », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2021)
  11. (en) Melissa Crouch, « The power and ambition behind Myanmar’s coup », sur The Age, (consulté le 2 février 2021)
  12. AFP/Reuters, « Birmanie : Aung San Suu Kyi exhorte la population à « ne pas accepter le coup d’Etat » », sur lemonde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 1er février 2021).
  13. Bruno Philip, « Un rapport de l’ONU accuse le chef de l’armée birmane de « génocide » : La pression internationale s’accroît un an après les massacres de Rohingya », Le Monde,‎ , p. 3
  14. Dorian Malovic, « Pour l’ONU, le chef de l’armée birmane doit être poursuivi en justice », La Croix,‎ (lire en ligne)
    La mission de l’ONU, qui n’a pas été autorisée à se rendre en Birmanie, a interrogé 857 victimes et témoins et s’est aussi servi d’images satellites pour évaluer le nombre de villages brûlés et abandonnés. Selon le rapport, « les crimes commis et la manière dont ils ont été perpétrés, sont de nature, de gravité et de portées similaires à ceux qui ont permis d’établir l’intention génocidaire dans d’autres contextes ».
  15. « Birmanie: la page du chef de l'armée fermée par Facebook », Presse océan,‎ (lire en ligne)
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