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Philippe Gosselin

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Philippe Gosselin

Philippe Gosselin en 2012.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Manche
En fonction depuis le
(13 ans, 10 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique LR
Prédécesseur Jean-Claude Lemoine
Maire de Remilly-sur-Lozon

(22 ans et 18 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Maurice Leforestier
Successeur Michel Laurent
Maire de Remilly Les Marais

(6 mois et 11 jours)
Prédécesseur Commune créée
Successeur Pierre Vautier
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Carentan (Manche, France)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR
Profession Juriste

Philippe Gosselin, né le à Carentan, est un homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Député de la première circonscription de la Manche depuis 2007, il est vice-président de la commission des Lois à l'Assemblée nationale depuis 2017. Il est également membre de la délégation aux Outre-mer.

Il est membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) de 2008 à 2012 et depuis 2015.

En 2017, il est élu juge à la Cour de justice de la République.

Biographie

Jeunesse

Élève de l'Institut Saint-Lô d'Agneaux, il participe à la création dans la Manche du Mouvement des jeunes pour la liberté de l'enseignement après le projet de loi Savary en 1984.

Il participe aux premières Journées mondiales de la jeunesse à Rome en 1986 [1].

Il est secrétaire national du Collectif des étudiants libéraux de France (CELF) de 1987 à 1991 et vice-président de European Democrat Students (EDS) de 1988 à 1990.

Élu conseiller municipal de Rémilly-sur-Lozon (Manche) à l'âge de 22 ans, il en devient maire à l'âge de 28 ans, en 1995.

Études et carrière professionnelle

Titulaire d'un DEA de Droit public, d'un DEA de finances publiques et fiscalité et d'un DEA de sciences administratives, il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et auditeur de l'Institut des hautes études de Défense nationale( IHEDN).

Il est assistant en droit aux universités de Cergy-Pontoise et Paris II-Assas de 1992 à 1995, puis professeur de droit public en classe préparatoire (Ipesup) de 1995 à 2011.

Depuis 2011, il est maître de conférences à l'Institut d'Études politiques de Paris.

Carrière politique

Député de la Manche

Suppléant de Jean-Claude Lemoine à l'Assemblée nationale en 2002, il lui succède comme député de la première circonscription de la Manche[2] en 2007.

Le , il est élu président de la Fédération départementale de l'UMP, en remplacement de François Digard, démissionnaire[3].

Il est membre de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) et membre de sa formation restreinte du jusqu'en . Il est de nouveau membre de la CNIL à partir de .

Candidat à sa réélection aux législatives de 2012, il l'emporte avec 52,53 % des voix face à la candidate PS Christine Le Coz.

Il est réélu député en au second tour avec 52,51 % des suffrages exprimés, face à Benoite Nouet (LREM) [4].

Il est nommé secrétaire de la Commission des Lois de l'Assemblée nationale en 2008. En 2017, il est élu vice-président de cette commission.

En 2009, il participe activement à l'adoption du projet de loi HADOPI, visant à lutter contre le téléchargement illégal sur Internet.

De 2011 à 2014, il est secrétaire national de l'UMP, chargé de la politique douanière, de la lutte contre la fraude fraude et les contrefaçons.

Il soutient Hervé Mariton pour la primaire de la droite et du centre en [5]. Ce dernier n'étant pas qualifié, il apporte son soutien à Alain Juppé[6].

Il apporte son parrainage à Laurent Wauquiez dans le cadre de l'élection à la présidence des Les Républicains, qui a lieu lors du congrès des Républicains de 2017[7].

En , Mediapart déclare que son cumul d'indemnités (comme 4 autres députés) en tant que parlementaire et membre de la CNIL est irrégulier selon l'interprétation du journal de l’article 4 de l’ordonnance n° 58-1210 du [8]. La CNIL, n'étant pas de cet avis, saisit le Secrétariat général du gouvernement, en vue d'obtenir un avis juridique sur l'interprétation de la loi organique en question. Le Premier Ministre saisit alors le Conseil d'État. Ce dernier considère, dans son avis d’assemblée générale du , que les indemnités pour participation aux travaux d’organismes extérieurs au Parlement n’étaient pas interdites aux parlementaires, invalidant ainsi la version de Mediapart[9].

Mandats locaux et fonctions départementales

Philippe Gosselin est élu maire de Remilly-sur-Lozon (qui deviendra Rémilly-les-Marais) en 1995. il sera réélu en 2001, 2008 et 2014.

Il met fin à cette fonction après les élections législatives de 2017, conformément à la loi sur le non-cumul des mandats.

En 1995, il est élu vice-président de la communauté de communes du canton de Marigny. (1995-2001). Il en devient président en 2001, jusqu'en 2014.

Il est vice-président de l'intercommunalité Saint-Lô Agglo de 2014 à 2017.

Il est vice-président (de 1995 à 2001 et de 2004 à 2017) et président (de 2001 à 2004) de l'Association départementale pour l'informatique et les techniques de communication (ADITEC), devenue le Syndicat mixte Manche numérique en 2004.

Il également président (2001-2008) puis vice-président (2008-2014) du Syndicat mixte du Val de Vire.

Il est vice-président du Parc des Marais du Cotentin et du Bessin (de 2001 à 2008 et depuis 2011).

Il est également président de la Commission locale de l'eau (CLE) du Sage de la Vire de 2008 à 2015.

Depuis 2004, il est membre du Comité directeur de Territoire, l'observatoire de l'innovation publique.

Prises de position

Catholique pratiquant, il s'engage très activement sur de nombreux sujets de société[réf. nécessaire]. Il préside le collectif « Don de vie, Don de soi » qui milite en faveur du don de sang, de plaquettes et d'organes[10],[11]. Il prend position contre l'euthanasie, déclarant : « lever un interdit aussi grave que celui de tuer n'est pas acceptable »[12]. Il critique les expérimentations ABCD de l'égalité dans l'éducation nationale et s'oppose à l'enseignement de la « théorie du genre » à l'école. Il estime que l'ABCD de l'égalité s'inspire des théories de l'éducation neutre pratiquée en Suède, où, selon lui, l'homme et la femme ne seraient « même pas présentés comme complémentaires ». Il déclare cependant : « Sur le fond, nul ne conteste la nécessaire égalité hommes-femmes. [...] les gender studies peuvent être intéressantes »[13].

En 2013, il s'oppose farouchement, ainsi que plusieurs députés de son camp, au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe[1].

En 2017, lors de l'examen du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, il propose de fusionner l’Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) avec l’indemnité de base des parlementaires, puis de fiscaliser l’ensemble, estimant que « c’est le régime de droit commun »[14].

Distinction

Philippe Gosselin est Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques.

Notes et références

  1. a et b Nicolas Barriquand, « Mariage homo: Philippe Gosselin, le "papiste" décomplexé de l'Assemblée », L'Express, 9 février 2013.
  2. Fiche, site de l'Assemblée nationale.
  3. Guillaume Ballard, Philippe Gosselin nouveau président de l'UMP, Ouest-France, 5 novembre 2007.
  4. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  5. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  6. Tristan Quinault Maupoil, « Philippe Gosselin : «Juppé a le plus de compétences pour assurer une alternance» », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 7 octobre 2016)
  7. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  8. Laurent Mauduit, « Indemnités: de nombreux parlementaires sont dans l’illégalité », sur Mediapart, (consulté le 27 juillet 2017).
  9. « La lettre de la DAJ, n°242 du 21 décembre 2017, Publication de l’avis du Conseil d’État sur l’interprétation de dispositions relatives aux indemnités des membres du Parlement », sur bercy.gouv.fr, .
  10. « Le don de vie, grande cause nationale », sur lamanchelibre.fr, (consulté le 11 octobre 2020)
  11. Le don de vie, grande cause nationale 2009 sur son site officiel.
  12. « Euthanasie : Philippe Gosselin refuse "l'inacceptable" », sur lamanchelibre.fr, (consulté le 11 octobre 2020)
  13. « « Théorie du genre » : l'UMP dénonce le boycott de l'école... et le PS », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2020)
  14. Mathilde Mathieu, « Emplois familiaux et notes de frais: l'Assemblée se range à la raison », sur Mediapart, (consulté le 28 juillet 2017).

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