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Revue (théâtre)

La revue de Marigny, dessin d'Yves Marevéry, 1908
La revue de Marigny, dessin d'Yves Marevéry, 1908

Une revue est un genre théâtral qui associe musique, danse et sketches qui font la satire de personnes contemporaines, de l'actualité ou de la littérature.

Comme les formes apparentées de l'opérette et de la comédie musicale, la revue allie musique, danse et comédie pour former un spectacle complet. Contrairement à celles-ci, elle ne possède cependant pas d'histoire suivie. Un thème général est plutôt utilisé pour un enchaînement de numéros au cours desquels solos et ensembles de danse se relaient.

La revue apparaît au début du XVIIIe siècle et connaîtra surtout un grand succès, dans les années 1900 en France, entre la fin des années 1910 et les années 1930 aux États-Unis. Son principe s'inspire des spectacles des ménestrels du Moyen Âge, auxquels elle emprunte la satire, la succession d'actes propre aux variétés et l'utilisation d'un code vestimentaire particulier.

Présentées dans un décor luxueux, passant de la comédie burlesque aux spectacles de danse, les revues renouvellent le genre du music-hall en s'adressant à un public plus aisé.

En Belgique

Émilienne de Sére mène la revue Bruxelles ! tout le monde… monte, d'Edouard Dewattines, au Cirque Royal à Bruxelles pendant 3 mois en 1904[1],[2].

En Belgique francophone, de nombreuses facultés ont leur revue entièrement réalisée par des étudiants et au cours desquelles leurs professeurs sont imités de manière satirique et bon enfant (La Revue des Ingénieurs, la Grande Revue de Droit et la Revue FIAL (Faculté de Philosophie, Art et Lettres) à Louvain-la-Neuve, la Revue Médecine à Namur, etc).

Aux États-Unis

Aux États-Unis, le premier spectacle moderne à combiner avec succès ces éléments fut The Black Crook dont la première eut lieu le , avec notamment Marietta Bonfanti et Rita Sangalli. En 1894, c'est le terme de review qui est utilisé pour qualifier The Passing Show, de George Lederer. L'expression française « revue » passera telle quelle à la langue anglaise en 1907 à l'initiative de Florenz Ziegfeld, qui popularisera le genre et s'assurera le succès avec ses célèbres danseuses, les « Follies Girls ». Ses spectacles, qui se déroulaient au New Amsterdam Theatre de New York, ont formé la trame de nombreux films musicaux, comme Le Grand Ziegfeld, Ziegfeld Follies ou La Danseuse des Folies Ziegfeld.

Cette nouvelle forme de divertissement domina dans la plupart des théâtres de Broadway et lança des artistes tels que Richard Rodgers et Lorenz Hart. Ensuite, Rodgers et Hart créèrent une série de revues intitulées Garrick Gaieties. Des grands noms du théâtre (Fanny Brice et Eartha Kitt notamment) débutèrent dans la revue New Faces of 1952 (en).

En France

En 1886, Édouard Marchand conçoit un nouveau genre de spectacle : la revue de music-hall. Édouard Marchand comprend que la femme est au cœur de ce nouveau concept et va l'imposer aux Folies Bergère. En 1912 a lieu la première apparition sur scène d'une femme totalement dénudée[3].

Le concept de revue se retrouve aujourd'hui dans les cabarets parisiens comme le Lido, les Folies Bergère, le Moulin Rouge ou le Crazy Horse Saloon, mais aussi dans des spectacles comme « la Revue de l'Orphéon », à Hazebrouck ou « la Revue du Trocadero » présentée au Trocadéro à Liège, en Belgique; dans le Friedrichstadt-Palast à Berlin et également dans des shows à Las Vegas.

Depuis sa fondation en 1991, le groupe de recherche Outrapo présente au public ses exercices de théâtre à contraintes sous forme de revue des travaux en cours. Ces présentations s'intitulaient Outrapo's Revue[4] jusque dans les années 2000, puis Revue vivante de l'Outrapo[5].

Citation

« Il ne faut pas dire du mal des revues. Elles ont leur agrément. De la musique légère, faite d’airs connus, des couplets malicieux sur des gens notoires, le doigt mis sur les ridicules à la mode, la satire amusée des événements de l’année, de l’esprit, de l’entrain, beaucoup de gaieté dans beaucoup de méchanceté — ou de malice, si vous préférez un mot moins fort. Cela repose... » (Paul Léautaud, Le Théâtre de Maurice Boissard, Le Mercure de France du ).

Notes et références

  1. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le )
  2. « La Lanterne », sur Gallica, (consulté le )
  3. Pauline Simons, « Un truc en plumes », Le Figaro Magazine, semaine du 8 juin 2012, page 110.
  4. Voir la liste des numéros de l'Outrapo's revue sur www.fatrazie.com
  5. eventbu.com

Annexes

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