Système du complément

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Le système du complément est un groupe d'environ 50 protéines connues du sérum, faisant partie de l'immunité innée. Douze (12) de ces protéines sont directement impliquées dans les mécanismes d'élimination des pathogènes, les autres régulent finement l'activité des premières afin d'éviter une réaction auto-immune (réaction contre le soi). Il y a trois voies biochimiques qui activent le système du complément : la voie classique du complément, la voie alterne du complément et la voie des lectines liant les résidus mannose des membranes bactériennes. Le complément peut s'activer en l'absence d'anticorps, dans les trois voies, raison pour laquelle il est considéré comme faisant partie de l'immunité innée[1]. Néanmoins, la voie dite classique d'activation, la première découverte, peut aussi débuter par la reconnaissance d'anticorps et fait à ce titre partie de l'immunité acquise (dite aussi adaptative). L'enfant allaité reçoit les compléments C1 à C9 via le lait maternel[2],[3].

De façon générale, le complément montre qu'immunité innée et immunité acquise doivent être considérées comme deux systèmes collaborant pour élaborer la réponse immunitaire et non comme deux systèmes indépendants. Le complément stimule l’inflammation et l'opsonisation, lyse directement les cellules pathogènes par formation du complexe d'attaque membranaire, recrute les lymphocytes B (initiant ainsi la réponse adaptative) ainsi que les macrophages phagocytant les pathogènes.