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Adam Kazimierz Czartoryski

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Adam Kazimierz Czartoryski
Adam Kazimierz Czartoryski, 1793
par Élisabeth Vigée Le Brun
Collection privée[1]
Fonctions
Député à la Diète de la République des Deux Nations, staroste de Podolie
Titres de noblesse
prince
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
SieniawaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
DantiscusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
dramaturge, critique littéraire, mécène, diplomate et homme politique
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Parti politique
Grades militaires
Général
Field marshal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Chevalier de l'ordre de la Toison d'or
Ordre de Saint-André ()
Ordre de Saint-Alexandre Nevski ()
Ordre de l'Aigle blanc (d) ()
Ordre de Saint-Stanislas (d) ()
Ordre de Sainte-Anne ()
Ordre de la Toison d'or ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason Pogoń Litewska

Adam Kazimierz Czartoryski, armoiries Pogoń Litewska, né le à Gdańsk et mort le à Sieniawa est un prince, dramaturge, critique littéraire, mécène et homme politique polonais. Membre de la Commission de l'Education Nationale, cofondateur de la Société Littéraire Polonaise, directeur de l'Académie du corps des cadets de la noblesse, franc-maçon.

Biographie

Adam Kazimierz Czartoryski est le fils de August Aleksander Czartoryski et de Maria Zofia Sieniawska. En tant qu'un aristocrate, il reçoit une excellente éducation, supervisée, entre autres, par le diplomate français Louis-Adrien Duperron de Castera et à laquelle il doit sa grande culture érudite et raffinée et sa connaissance de plusieurs langues.[2]

En 1752, à dix-huit ans, il part pendant un an et demi en grande tournée européenne. Il étudie à Dresde, Bruxelles et en Italie. Plus tard, en 1755, il se rend à Vienne et, en 1757, il termine sa "scolarité" en Angleterre. Ce dernier voyage, au cours duquel il rencontre William Murray, est le plus formateur. C'est en Angleterre qu'il se familiarise avec la philosophie, la littérature, le droit et la théorie de la politique moderne.

En 1756, il devint - après son père - la staroste de Podolie. En 1760, il est député de la province ruthène. Bien qu'il jouisse d'une grande popularité parmi la noblesse, il préfère la vie d'un intellectuel à une carrière politique. En 1761, il épouse Izabela, la fille unique et l'héritière d'une immense fortune de Jerzy Flemming. Actif au sein du parti réformateur Familia, il fonde en 1763 le magazine Monitor, précurseur du célèbre Monitor édité sous les auspices du roi à partir de 1764[3].

Après l'élection au trône polonais de Stanisław August Poniatowski, Czartoryski se rallie à son camp et s'implique dans la création d'une école d'élite appelée à former de futurs chefs militaires et patriotes polonais. Elle s'incarne dans l'Académie du corps des cadets de la noblesse dont Czartoryski devient le commandant (directeur) en 1768. Il recrute ses professeurs et rédige pour elle deux manuels : Catéchisme des cadets et Diverses définitions à travers des questions et des réponses pour le Corps de cadets. Sur son initiative, l'école se dote d'une scène de théâtre.

Czartoryski est l'auteur de sept œuvres dramatiques dont la le plus importante - Mademoiselle à marier (1771) - est plus connue pour son préface sur les règles de la composition classiciste et le principe de trois unités, que pour ses valeurs propres. Czartoryski est lui-même conscient qu'il est un meilleur théoricien qu'un dramaturge. Si les règles postulées par Czartoryski se révèlent rapidement anachroniques face au théâtre bourgeois en plein essor en Pologne dans les années suivantes, elles restent la preuve de l'érudition du savant aristocrate[4].

En 1773, Czartoryski rejoint la Commission de l'Education Nationale. En 1785, les voies du roi et Czartoryski se séparent. Czartoryski se retire dans son fief à Puławy où il organisé un centre culturel alternatif à Varsovie, bientôt surnommé "Athènes de Pologne". Il y fonde une grande bibliothèque et une impressionnante collection d'oeuvres d'art. Les principales personnalités de l'élite intellectuelle de l'époque y séjournent régulièrement. Il fonde également une école dans laquelle enseignent, entre autres, l'économiste Pierre Samuel du Pont de Nemours et le mathématicien Simon Antoine Jean L’Huillier.

Czartoryski est partisan des réformes de la Grande Diète et de la Constitution du 3 mai. Il refuse de rejoindre la confédération Targowica et prend part aux diverses tentatives que font les Polonais pour secouer le joug de l'étranger. Il participe à des missions diplomatiques mais sans effets escomptés. Sa mission de 1792 à Vienne pour gagner la faveur de l'Autriche et de la Prusse dans la guerre contre la Russie ne réussit pas non plus. Après la défaite de l'insurrection de Kościuszko de 1794 qui sonne le glas de la République polono-lituanienne, la tsarine Catherine confisque la plupart de ses biens et exige que ses fils Adam Jerzy et Konstanty Adam lui soient envoyés à Saint-Pétersbourg.

Après a disparition de la République des Deux Nations de la carte de l'Europe, Czartoryski se consacre au travail scientifique et reste actif au sein de la Société des Amis des sciences. Il est mécène des travaux de Samuel Bogumił Linde sur le premier dictionnaire de la langue polonaise[5].

En 1808, il est nommé feld-maréchal de l'Autriche (ses domaines se retrouvent, pour une part, en territoire nouvellement autrichien). Cependant, pendant les guerres napoléoniennes, il refuse de former une légion polonaise qui combattrait du côté de l'Autriche, en prétextant une maladie.

À l'époque du Duché de Varsovie, il est maréchal de la diète de Pologne.

En 1812, Czartoryski, âgé alors de soixante-dix-huit ans, distribue ses biens (25 villes et 450 villages) à ses enfants. De 1815 à sa mort en 1823, il vit retiré dans ses domaines, cultivant les lettres[6].

Mariage et descendance

Izabela Flemming lui donne pour enfants :

Ascendance

Notes et références

Bibliographie

  • Abbé Felix, s.j., Le prince Adam Czartoryski - Discours prononcé le dans l'église de Montmorency à l'occasion du service annuel pour les émigrés polonais morts en France, Paris, Dillet, 1862, 116 p.

Voir aussi

Articles connexes

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