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Armée nationale tchadienne

Armée nationale tchadienne
Forces armées tchadiennes

Drapeau du Tchad
Fondation 1960
Branches Forces terrestres
Force aérienne
Gendarmerie
Quartier-général N'Djaména
Commandement
Ministre de la
Défense nationale
Vacant
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans
Disponibles au service militaire 1 906 545 hommes
2 258 758 femmes
Aptes au service militaire 1 066 565 hommes
1 279 318 femmes
Atteignant l'âge militaire chaque année 116 824  hommes
117 831 femmes
Actifs 25 350 (2013)[1] (75e)
Budgets
Budget 4,2 % du PIB
Industrie
Fournisseurs étrangers
Chine

États-Unis

France

Israël

Russie

Ukraine
Articles annexes
Histoire Conflit tchado-libyen
Guerre civile tchadienne (2005-2010)
Grades Grades de l'armée tchadienne

L'armée nationale tchadienne (ANT) est la dénomination de l'armée gouvernementale du Tchad, fondée en 1960 à la suite de l'indépendance du pays vis-à-vis de la France, et nommée auparavant forces armées tchadiennes (FAT) puis forces armées nationales tchadiennes (FANT) en 1982[2].

Elle est constituée des forces terrestres, d'une gendarmerie et d'une force aérienne[3]. En 2021, elle comprenait, selon les estimations, entre 40 000 et 65 000 soldats[2].

D'un poids politique et économique très important quasiment dès l'indépendance, l'armée a un budget qui pèse toujours en 2020 entre 30 et 40 % pour cent du budget national, soit 3,1 % du PNB, avec un nombre de soldats par habitant très élevé, faisant du Tchad un des pays les plus militarisés d’Afrique[2].

Histoire

A la faveur des coups d’Etat et des changements de régime, différentes communautés comme les Sara, les Gorane et aujourd’hui les Zaghawa y ont successivement exercé une domination en contrôlant une majorité des postes à responsabilité[2].

Après l’indépendance, l’embryon de la première armée tchadienne qui naît en 1961 se compose de soldats issus de l’armée coloniale et de jeunes formés à l’Ecole indigène d’enfants de troupes de Brazzaville. Ce sont essentiellement les habitants du Sud, plus développé et plus scolarisé, qui en font partie. Les recrutements massifs lancés à partir de 1964 ne parviendront pas à redresser ce déséquilibre, renforcé ensuite par les politiques parfois tribalistes du premier président François Tombalbaye[2].

A la fin de la deuxième guerre civile en 1982, la nouvelle armée, devenue « force armée nationale tchadienne » (FANT), devient une armée composite où cohabitent militaires de carrière, anciens combattants du Frolinat et rebelles intégrés dans les vagues successives de réintégration des combattants[2]

La restructuration de l'armée est une priorité absolue d'Idriss Déby à son arrivée au pouvoir en 1990[2]. Les autorités élaborent un important programme de désarmement, démobilisation et réinsertion dans la vie civile avec une double ambition : maîtriser les dépenses militaires et, surtout, (re)professionnaliser l’armée. Une combinaison de déflations et de départs à la retraite, de réduire les effectifs de l’armée de moitié[2].

Néanmoins, les proches du président, pour beaucoup d'ethnie zaghawa, refusent une meilleure répartition régionale et ethnique des postes de commandement ainsi que l’intégration de la garde républicaine dans l’armée nationale[2].

Malgré plusieurs tentatives de réformes destinées à réduire la taille de l’armée et à favoriser le brassage ethnique, celle-ci demeure structurée sur des bases communautaires et minée par des problèmes de cohésion[2]. L'armée reste organisée sur des bases ethniques et claniques, notamment pour sa partie élitiste, la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État (DGSSIE)[2].

Force aérienne tchadienne

Forces terrestres

Elle comptait, en 2011, 8 000 hommes[4].

Gendarmerie

Notes et références

  1. https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/LECOUTRE/55774
  2. a b c d e f g h i j et k « Les défis de l’armée tchadienne », ICG Report, no 298,‎ (lire en ligne)
  3. (fr) Constitution de la République du Tchad de 1996
  4. DGCOM, « Conclusions de l’opération démobilisation dans l’Armée », sur www.presidence.td, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Marielle Debos, Des combattants entre deux guerres : sociologie politique du métier des armes au Tchad, Institut d'études politiques de Paris, 2009, 474 p. (thèse de doctorat de Science politique)
  • Mahamat Saleh Yacoub et Ahmat Gali (maquette et réalisation), Tchad : des rebelles aux seigneurs de guerre : la désagrégation de l'armée nationale, N'Djaména, Tchad, Editions Al-Mouna, , 223 p. (ISBN 978-2-915815-02-3)
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