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Courbet (frégate)

Courbet

Le Courbet en 2000.
Type Frégate
Classe La Fayette
Histoire
A servi dans
 
Marine nationale
Lancement 12 mars 1994
Statut en service
Équipage
Équipage 15 officiers, 85 officiers mariniers, 53 quartiers-maîtres et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 125 mètres
Maître-bau 15,40 mètres
Tirant d'eau 4,80 mètres
Tirant d'air 40 mètres
Déplacement 3 200 t et 3 600 t à pleine charge
Propulsion 4 diesels SEMT Pielstick 12PA6V280 STC2
Puissance 21 000 ch (15 400 kW)
Vitesse 25 nœuds (46,3 km/h) (maxi)
Caractéristiques militaires
Armement 1 x Canon de 100 mm Mle 68 TR

2 x Canon de 20 mm modèle F2

2 x ANNF1 de 7,62 mm [1]

2 x SADRAL (6 missiles Mistral)

8 x missiles MBDA Exocet MM40

Retiré :
1 x Crotale CN2 (8 + 16 missiles en soute)

Rayon d'action 7 000 NM (13 000 km) à 15 nœuds ou 9 000 NM (16 500 km) à 12 nœuds, 50 jours en vivres
Aéronefs 1 hélicoptère Panther ou NH-90
Carrière
Port d'attache Toulon
Indicatif F712

La frégate Courbet (numéro de coque F712) est le troisième bâtiment de la classe La Fayette – d'une série qui compte cinq unités – de la Marine nationale française. Elle a été nommée en hommage à l'amiral Amédée Courbet (1827-1885) et est parrainée par la ville d'Angers.

Mission

Les frégates de type La Fayette ont été conçues principalement pour faire respecter les intérêts maritimes de l'État dans les espaces d'outre-mer, mais elles peuvent aussi assurer d'autres missions telles que l'intégration à une force d'intervention, la protection du trafic maritime, l'accompagnement d'un groupe aéronaval, réaliser des missions spéciales ou humanitaires.

Depuis son admission au service actif, son nom de code est « Cerbère ».

Caractéristiques techniques

Navigation

Armement

Le Courbet embarque huit missiles antinavire Exocet entre les deux mâtures, une batterie de missile surface-air Crotale Naval sur la plage arrière, ainsi qu'une tourelle de 100 mm et deux canons de 20 mm latéraux, au niveau de la passerelle de commandement.

En intervention, l'hélicoptère Panther en dotation décolle avec deux commandos marine spécialisés dans le tir de précision. En configuration aérolargage, jusqu'à cinq parachutistes peuvent être emportés, sur une élongation moyenne. La frégate dispose de moyens de guerre électronique avec un intercepteur radio Saigon, un intercepteur radar ARBR-21 et deux lance-leurres Dagaie contre tout missile antinavire[2].

Le , la frégate Courbet a été mise en bassin pour débuter le programme de rénovation-mise à niveau qui doit concerner trois des cinq FLF de la Marine nationale : le Courbet, le La Fayette et l’Aconit. Selon le site défense.gouv.fr, ce programme vise à "moderniser le système de combat et les capacités optroniques du bâtiment, d’améliorer sa stabilité, de renforcer ses structures et de renouveler l’automate de conduite de la propulsion. Deux systèmes de défense anti-aérien SADRAL, armés de missiles sol-air de très courte portée Mistral (version M3) remplaceront le CROTALE existant. Enfin le Courbet sera doté d’une capacité de lutte sous la mer puisqu’il disposera désormais du sonar de coque actif/passif KingKlip Mk2".

Carrière opérationnelle

La frégate Courbet effectue sa traversée de longue durée du au , date de son admission au service actif à Toulon. Parti de Lorient, le Courbet fera successivement escale à Port-Said, Djibouti, Singapour, Inchon, Hong Kong, Bangkok, Manille en compagnie de la Jeanne d'Arc, du Germinal et du Nivôse, puis Penang, Djibouti, Lorient, avant de gagner Toulon. Du au , le bâtiment effectue une mission de présence en Atlantique, mer du Nord et Baltique, puis du au , la mission Corymbe 36. La frégate se dirige ensuite vers l'océan Indien, le golfe Persique et la mer Rouge, avant de rentrer à Toulon le .

Le , le Courbet part de Toulon pour l'océan Indien et le golfe Persique, participe à l'exercice "Arabian Gauntlet 99" du 10 au . De retour à Toulon le , la frégate participe à l'exercice "Pean 99" du 4 au , avec le Foch, le Jean Bart, le De Grasse, la Somme, le Jules Verne et le Saphir.

En 2000, le Courbet effectue une nouvelle mission en océan Indien du au , puis en mer Noire en juin, avant de rejoindre l'Atlantique pour un exercice Franco-Marocain "Chebec 2000".

Après une Iper du au , le Courbet est engagé dans l'opération "Héraklès" à partir du en océan Indien et dans le golfe Persique. La frégate est chargée d'escorter des navires de soutien américains. Elle participe ensuite du 8 au à l'exercice Franco-Indien "Varuna", puis après une escale à Bombay, Mascate, Djibouti, elle rentre à Toulon fin décembre.

À partir du mois de , le Courbet participe à plusieurs exercices et opérations en Méditerranée, portant les noms de "Pangolin", "Amarante", "Cooperative Partner 02", "Breeze 2002", "Cléopatra", "Abelia", puis "Pean" du 12 au avec le porte-avions Charles de Gaulle.

Fin 2008, la frégate Courbet est un des navires de la Royale engagés dans l'accompagnement des navires marchands qui transitent dans le Golfe d'Aden et le mer d'Arabie face à la résurgence de la piraterie venue de Somalie[3].

Elle intervient dans l'opération Harmattan visant à faire respecter la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies pendant la guerre civile libyenne. Dans la nuit du 28 au , elle attaque au canon de 100 mm des vedettes rapides qui minaient le port de Misrata, les mettant en déroute et coulant l’une d’entre elles[4]. Dans la nuit du 8 au , elle tire une centaine d'obus sur des positions libyennes à terre. Le , elle soutient la frégate canadienne Charlottetown et le destroyer britannique Liverpool qui ont pris à partie des embarcations rapides des forces navales pro-Kadhafi qui avaient l’intention d’attaquer le port de Misrata[5].

En , la frégate Courbet participe avec la frégate Montcalm à l'évacuation depuis la Libye de ressortissants français et d'autres nationalités[6].

En , la frégate recueille des migrants dans le cadre de l'Opération EUNAVFOR Med[7].

En , la frégate escorte le BPC Mistral lors de la mission Jeanne d'Arc 2017[8].

Après un déploiement de quatre mois en mer Rouge, dans l'Océan Indien et le golfe persique, le Courbet met en œuvre son arrêt technique majeur programmé de février à à Toulon sur le site des Chantiers de l’Atlantique[9]. Lors de son redéploiement dans le cadre de la Task Force 150, le Courbet réalise d'importantes saisies de résine de cannabis – 3,5 tonnes le [10],[11], puis 1,5 tonne le [12] – transportée à bord de boutres en mer d'Oman.

Accrochage avec la marine turque

Début , la France participe en Méditerranée à la mission de l'OTAN Sea Guardian afin d'empêcher la livraison clandestine d'armes sur les côtes libyennes. Or le , la frégate turque Gokava se met à menacer la frégate Courbet par une illumination à trois reprises de son radar de tir, ce qui correspond au dernier coup de semonce avant de faire feu. Il s'agissait pour les Turcs de protéger le cargo Cirkin (battant pavillon tanzanien, et escorté par trois navires turcs[13]), soupçonné de livrer des armes aux milices libyennes à Misrata en bravant l'embargo international[14]. En conséquence, la ministre des Armées de la France, Florence Parly, appelle à ce que certains membres (sous-entendu la Turquie) de l'OTAN ne détournent pas leur mission au profit de leurs intérêts particuliers. Cette demande restée lettre morte, et classée par Jens Stoltenberg (secrétaire général de l'organisation), le président de la République française, Emmanuel Macron, décide de suspendre la participation de la marine française à cette mission le . La Turquie est alliée du GNA, qu'elle aide en lui livrant de l'armement et en lui envoyant des combattants syriens de la rébellion, alors que la Russie soutient l'ANL, du maréchal Haftar, ce que l'état-major américain déplore[13].

Le Courbet est en bassin à Toulon du au pour des travaux de rénovation.

Décorations

Son fanion est décoré de la croix de la Valeur militaire avec palme depuis le au titre de son engagement dans l'opération Harmattan en Libye[15].

Notes et références

  1. « La marine française s’équipe de mitrailleuses multitubes Dillon », sur Mer et Marine, (consulté le ).
  2. Raids, Hors-série no 30, Opex 2008, sous-titré L'armée française au combat, « Corsaires français contre pirates somaliens », par Jean-Marc Tanguy, p. 80
  3. B2, Nicolas Gros-Verheyde, « Le « Courbet » continue ses escortes de navires marchands. Bruxelles2, 4 novembre 2008. » (consulté le )
  4. Jean Marc Tanguy sur lemamouth.blogspot
  5. Laurent Lagneau, « Libye, bataille navale au large de Misrata », Zone Militaire-opex360.com, 13 mai 2011.
  6. « Les frégates Montcalm et Courbet ont évacué les Français de Libye », Lignes de défense-Ouest France, 30 juillet 2014.
  7. « Le Courbet recueille ses premiers migrants », Le Marin, octobre 2015.
  8. « Cérémonie de départ de la mission Jeanne-d'Arc 2017 », www.tv83.info, 27 février 2017.
  9. Vincent Groizeleau, « Le Courbet entre en arrêt technique majeur », Mer et Marine, 26 février 2019.
  10. Laurent Lagneau, « La frégate Courbet a saisi une importante cargaison de drogue en mer d’Oman », opex360, 16 décembre 2019.
  11. Pierre Alonso, « Avec la marine française en mer d'Arabie : "Il y a 2 tonnes de schnouf qui flottent à 50 m !" », Libération, 18 décembre 2019.
  12. Vincent Groizeleau, « La frégate Courbet saisit 5 tonnes de drogue en trois semaines », Mer et Marine, 10 janvier 2020.
  13. a et b Opex 360, article du 17 juillet 2020
  14. Les Échos, article du 1er juillet 2020
  15. Attribution de Croix de la valeur militaire

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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